‹ Discours (volume 2)Chapitre 72 sur 73 · QUESTION · texte numérisé non relu

QUESTION

canton de Vaud? Elle *' ,.,.'!y/A?/nentoii a réservé à

publier même de ^,..*;;^r?On leur a fait payer,

(lu gouvernemer ""À^^'^'^^^*-^ '"*** ^^ '* guerre civile.

hation.) Et à r' .^■•^'!'^^'^'!%r^ décernée pour la confiana'

nouvelles dé J, ':l>*!^,,ifft*itoyens.

droit de p ^ v/' ^'1'/^ V^* d" gouvernement provisoire du manière jff^ph^^a«i^^ *^^*^» annule rétroactivement, par

lesvio* ^'*^''^^s- arrêts qui ont été rendus depuis (roif

|iouv '""y. f"; ^//^ntral de ce iwys, établi constitutionnelle-

air^^'^j gi, ce qui est bien mieux, les juges sont tenus ^//*' jgg traitements et émoluments qu'ils ont reçus

tk ^^Lvf a"^- [Mouvementé

tout : par Tari. 3 ces mêmes juges sont décla-

^i^bles des dommages occasionnés |)ar leurs arrêts, Tt i-A^* qu'ils peuvent être tenus de rembourser les ^''j^ auxquelles ils ont condanmé 1rs coupables. [Viw

jljais il y a mieux encore, si c'est |K)Ssible. Voici un décret ^fiposé par le gouvernement nouveau de Fribourg, le 31 né- ^mbre^ «^^ grand conseil, et qui doit être voté à présent. Vous ne le connaissez pas, parce que les journaux , même c*onsertatcurs, ont l'air malheureusement d'être au ser^'ia* de la Suisse radicale, et dissimulent ces choses; mais en voici le texte. r,e décret condamne trente et un citoyens, membres de rancit'ii grand conseil et autres, à une amende de douze cent mille francs! Rcmaniuoz-le bien, ce ne sont pas des moines, ce ne sont jkis des pivtres, ce ne sont pas des jésuites ; ce wuit de lïons laujues, de Iwns bourgeois, d'honnêtes conservateurs, connue vous, Messieurs [sensation). i\\\\ étaient là tranquillement dans lenr grand conseil, se croyant investis du dniit constitutionnel et légal de gouverner leur fKiys.

Eh bien! Messieurs, savez-vous à quoi cela a»ss4înible?

GUERRE DU SONUERBUND. 089

C*esi absolument comme si on prenait note de vos votes et de vos arrêts pour vous en faire payer la rançon. Aussi tenez pour certain que l'exemple ne serait pas perdu ; que si jamais, ce qu'à Dieu ne plaise! les amis des radicaux suisses devenaient les maîtres en Fran.ce, ils vous feraient payer au prix de votre patrimoine et de celui de vos enfants la rançon do vos votes et de vos arrêts. [Très-bien I très-bien f)

Il n'y a rien d'inexact, rien d'exagéré dans ce que je dis. Je défie qui que ce soit de contester ces faits. Et permettez-moi de le dire, il ne faut pas plus flatter les peuples que les rois, et on a bien le droit de ne pas les flatter, quand on a commencé, comme moi, par dire aux rois la vérité du haut de cette tribune. [Approbation.)

Je disdis donc que si jamais les complices de la Suisse radicale devenaient les maîtres dans notre pays , on verrait des choses analogues; et ceci me rappelle au point que je vous ai déjà signalé, et me conduit naturellement à appeler votre attention sur le contre-coup de ces événements en France.

Le radicalisme, vainqueur en Suisse, maître d'une armée, d'un trésor, orgueilleux de sa victoire; le radicalisme, ennemi implacable de l'ét^iblissement de Juillet, a ses complices et ses alliés au dehors. 11 en a de diverses natures en France. Je vais les signaler.

Messieurs, permettez-moi de vous parler comme habitant d'une des provinces qui ont été les plus profondément et les plus sérieusement atteintes par ce contre-coup. J'habite la Bourgogne^ j'y étais alors qu'ont eu lieu ces fameux banquets de Dijon, de Châlon et d'Autun, où la Suisse, sachez-le bien, n joué presqu'un aussi grand rôle que la Montagne ou la Convention. Il ne faut pas oublier ce qui s'est dit dans ces banquets ; il faut que l'écho s'en prolonge comme un avertissement profond et salutaire.

Œuvrtt. II. — Ditcoura. il. 41

Or, on ne s'y est pas coiileuté de confondre la liberté avec la réTolution, et la révolution avec la Convention ; on n*a pas seulement proclamé, dans ces banquets, que la guillotine était la tribune d'où la France avait parlé aux rois et à TEuro[ie; on n a pas seulement protesté contre raristocratie du capital : non, on y a encore salué avec ivresse les Tictoires ci lis liéros de la Suisse radicale, comme si c'était la la pratique actuelle dis glorieuses théories qu'on y proclamait.

Fennettez-moi , à ce sujet, deux citations seulement; j*empninterai la première au discours d'un honorable député, M. I^edru-Rollin . que je ne dte pas comme député, mais romme orateur au l>anqijet de Cliàlon, il y a un mois. «< Jjrmocratcs de tous les pays ^ ayons notre conyrès conune « les absolutistes ont vainement essaya*' d'avoir le leur. En- « tendons-nous sur leurs afiaires comme ils méditaient de «s'entendre sur les nôtres!... Une terre libre, la seule « république de TEurope, la Suisse, est digne de voir un pa- « reil spectacle. Tout y sera inspirateur, et sa vieille hbtoire, « et ses montagnes, et ses luttes récentes. On se sent fort sur « le terrain de la victoire et du droit. Qu'une de ses villes « ifidépendantes prête asile pour quelques jours aux précur- « seurs pacifiques de la délivrance des peuples, et, par les « efforts de cette sainte ligue, les peuples, plus confiants en « eux-mêmes, hâteront l'heure de leur affranchissement. )> Comprenez -vous maintenant ce que je vous ai dit du contre-coup de ces luttes? comprenez-vous iK)urquoi je vous ai dit que la cause qui venait de triompher en Suisse n*était pas la cause de la liberté, mais celle de tous les perturbateurs de TEurope? Écoutez encore, si vous en doutez, ce qu'écrivait «- ce même banquet M. Druey , député du canton de Vaud et ■Hjmbre de la Diète. H avait été invité à ce banquet ; il répond

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