XXXIV AVANT-PROPOS
métrie la quadralui*e du cercle , et que les chartes constitutionnelles ne sont que la profession pratique du mensonge.
Ces doctrines ont été données pour base et pour programme à ce qu'on appelait, par une profanation adulatrice, la restauration de la monarchie chrétienne^ et ce qui ne pouvait aboutir, comme je me suis déjà permis de le dire, qu'à une coalition éphémère entre le corps de garde et la sacristie ^
Et ce n'a point été là l'aberration passagère ou obscure de quelques esprits excentriques, sans écho et sans ascendant. C'a été pendant dix ans la prédication quotidienne et bruyante d'un oracle docilement écouté et religieusement admiré par le clergé français, qui lui avait vu décerner le titre de grande institution catholique.
Qu'on ne nous accuse pas de venir ici exhumer des inimitiés périmées pour exercer d'inutiles représailles. Le système que je signale n'est pas mort avec le nom qu'il portait naguère; il revit tout entier et parle tous les jours avec une superbe impénitence. On voit bien certains hommes obligés de reconnaître que l'événement a tourné contre eux ; mais on n'en voit aucun qui avoue que cet événement même est né de leur er-
* « Les principes de 1789 s'en vont et les empereurs catholiques reviennent. » L'Univers du 22 décembre 1855. — «Qui dira combien d*âmes vont à rKmpereur, parce que l'Empereur fait voir qu'il veut i^tre à Dieu? » Ibid., 18 novembre 1858.
* Discours au Corps législatif sur la nouvelle organisation de l'armée. (22 mars 1855.)