‹ DiscoursChapitre 25 sur 100 · POLITIQUE ÉTRANGÈRE · texte numérisé non relu

POLITIQUE ÉTRANGÈRE

que la Russie, qui, depuis 1830, les a foulées aux pieds sans que la France soit intervenue en rien .

C'est une question de justice et de conséquence. Soyez d'accord §vec yous-mêmes : tous luttez depuis sept ans (vous nous l'avez dit en termes très-éloquents, Monsieur le duc de Broglie et Monsieur le président du conseil) , vous luttez à l'intérieur pour l'ordre et le maintien du bon droit : vous avez raison, j'applaudis à vos efforts. Mais quelle impression ferez-vous sur l'Europe, sur vos ennemis intérieurs euxmêmes, en abandonnant ainsi au dehors les droits les plus sacrés? Parce que vous êtes les plus forts contre nous, vous diront les ennemis de l'ordre en France, vous nous comprimez; mais en face des puissances, vous abandonnez la justice et les droits de la faiblesse. Messieurs, cela est impossible, ce serait une inconséquence déplorable, de nature à faire le plus grand tort à la considération, non pas seulement du ministère actuel, mais du pouvoir en général.

(Extrait du Monitewr des 4 et 5 janvier 1838.)

L*amendeinent fut repoussé par la Chambre des pairs.

Dans la séance du iO janvier, la Chambre des députés inséra dans son adresse un paragraphe additionnel présenté par M. le marquis de Momay et ainsi conçu :

« Nous donnons l'exemple, Sire, de l'exécution loyale des traités : « à notre tour, nous avons le droit de rappeler sans cesse à TEurope « les garanties qu'elle a solennellement données à l'antique natio- « nalité polonaise, nationalité qui aura toujours pour elle le boD tt droit et nos vives sympathies. »

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