D'ALIÉNÉS
blissements religieux. Je fais une distinction fondamentale entre les établissements régis par les lumières et la science de Fadministration et ceux régis par l'esprit de la charité. La science se prête parfaitement à Tunité, à la régularité, la charité ne s'y prête nullement. Lorsqu'on voudra soumettre à des règles venues de Paris des établissements formés par des congrégations religieuses, chacune dans des esprits différents, et n'ayant d'unité entre elles que cette charité chrétienne qui yaut bien l'unité ministérielle, on ne fera rien de bon. Vous ne pouvez ni réglementer ni administrer la charité, pas plus que vous ne pourriez l'inventer : vous ne pouvez que la tuer, la bouleverser comme on l'a fait dernièrement pour les hospices et les enfants trouvés : et voilà ce que je redoute pour les aliénés {Approbation partielle) .
L'amendement de la commission fut rejeté.
(Eitmit da Moniteur da 8 février 1838.)