POUR
CHAMBRE DES PAIRS
Séance du 24 mai 1840.
Trois pétitions avaient été adressées à la Chambre des pairs pour f^Iamer la liberté de l'enseignement. Â la suite du rapport prévôté sur ces pétitions par M. le comte de Tascher, M. Cousin, ministre de l'instruction publique, promit qu'un projet de loi sur la «berté de l'enseignement secondaire serait présenté par le Gouvernement l'année suivante. M. le comte de Montalembert prit acte de ^*to déclaration ainsi qu'il suit.
Je ne pense pas qu'après les paroles que vient de pronon- ^^ï* M. le ministre de rinstruction publique, la Chambre soit ^ humeur à entrer dans une discussion sur les mérites ou les ^ïïiérites de l'Université. J'espère que cette discussion sera ^ïetitôt oiseuse, et que ceux qui ne sont pas contents de TU- ^^'^ersité (et ils sont assez nombreux) , dérobés à son joug ex- ^^sif, n'auront plus besoin de s'en plaindre.
Je me borne donc à prendre acte des paroles de M. le mi- ^^tre de l'instruction publique, comme étant les plus positi- ^^^, et je crois pouvoir dire les plus généreuses qui aient été ^^Ononcées par le pouvoir sur cette question. Dieu veuille I^*elles ne soient pas stériles comme tant d'autres que nous ^^ons entendues sur la même matière!
(Extrait da VonUewr du S6 mat 1840.)