‹ DiscoursChapitre 58 sur 100 · OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS

on en présenta pour les emprunts locaux, les circonscriptions territoriales et électorales.

En effet, nous nommons sans cesse des commissions pour examiner en même temps douze, quinze, dix-sept projets de loi relatifs non pas aux mêmes territoires, mais à des matières analogues. Il me semble qu'on pourrait procéder de même à regard de ces travaux publics dont M. le ministre parlait tout à l'heure. Alors la liberté de cette Chambre sci^ait entière; renscmble des grands travaux subsisterait; la même commission serait appelée à les juger; ils subiraient l'épreuve de la même discussion; la pensée primitive du Gouyernemont serait comprise par tout le monde. Mais lorsqu'il y aurait dans ces grands travaux im point qui comporterait des dissentiments à une époque avancée de la session et que nous ne croirions pas devoii* voter, on pourrait, en rejetant une de ces lois, conserver les autres, et ne pas compromettre cet ensemble d'améliorations auquel toute administration doit natui^ellemcnt tenir.

Mais j'irai plus loin, et je n'hésite pas à combattit) l'argument ou plutôt la prière par laquelle M. le ministre des travaux publics a terminé son discours, celle de ne pas faire d'amendement sur quoi que ce soit, parce que, dit-il, tout amendement équivaudrait au rejet de la loi. Je ne saurais admettre ce principe ni en fait ni en droit; je ne saiurais admettre surtout qu'un ministre vienne le dire à cette tribune , vienne dire que la Chambre des pairs, en amendant une loi, la rejette. Cela me parait tout à fait inconstitutionnel, et, pour me servir de l'expression que M. le ministre des travaux publics employait à l'instant, tout à fait imprudent. {Adhésion.)

Je ne crois pas du tout que ce soit rejeter une loi que de l'amender ici; j'ai une trop bonne opinion de la Chambre

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