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LES RÉFUGIÉS ET DON CARLOS

CHAMBRE DES PAIRS

Séance da % août 1844.

La Chambre des pairs fut saisie, dans la s<^ance du 2 août, d*un projet de loi ainsi conçu :

« Article unique. Les lois des 21 avril 1832, l«r mai 1834 et 24 juillet 1839, c relatives aux réfugiés étrangers, sont prorogées jusqu'à la fin de 1845. •

M. le comte de Roissy demanda Tapplication de cette législation à tous les réfugiés sans exception ; il s*étonna que, de tous les réfugiés, les Polonais fussent les seuls auxquels fussent accordés des subsides, il s'étonna aussi que don Carlos fût l'objet d'un traitement plus dur que les autres réfugiés.

M. le comte Duchûtel, ministre de l'intérieur, rappela les liens particuliers de sympathie qui unissaient la France à la Pologne; il espérait que plus tard l'état de l'Espagne permettrait de rendre la liberté la plus complète à don Carlos, mais pour le moment il croyait nécessaire de soumettre ce prince à une surveillance plus active.

M. le comte de Montalembert s'exprima dans ces termes :

Messieurs, dans ce que vient de dire M. le ministre de rintéricur, il y a un point où je suis heureux d'être d'accord ayec lui. Il y en a un autre sur lequel je ne saurais être de son avis.

J'avais d'abord demandé la parole pour exprimer la douleur que j'éprouvais en voyant M. le marquis de Boissy,

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