‹ DiscoursChapitre 90 sur 100 · LE& RÉFUGIÉS · texte numérisé non relu

LE& RÉFUGIÉS

à la Chambre la permission d'ajouter un mot à ce sujet.

Ici je ne suis en aucune façon d'accord avec M. le ministre de rintérieur. Je n'ai pas besoin, je pense, de faire une profession de foi devant la Chambre sur la question espagnole; elle se rappelle peut-être ce que j'ai dit devant elle, dans d'autres circonstances, lorsqu'il s'est agi des affaires d'Espagne; elle sait que j'ai manifesté hautement mon adhésion à la royauté d'Isabelle II : je n'ai jamais douté qu'elle n'eût pour elle et le droit héréditaire de l'ancienne monarchie espagnole (ce qui est toujours un avantage), et l'adhésion de l'immense majorité des Espagnols; que, par conséquent, elle n'eût de son côté tout ce qui peut légitimer et fortifier une monarchie.

Mais, entre repousser les prétentions d'un prince, d'un prétendant qui se croit des droits à la couronne, et approuver sa captivité, il y a une grande différence.

Je ne suis donc nullement partisan des droits de l'infant don Carlos, et, quant à la reine Isabelle, quoiqu'il y ait bien des choses qui se soient faites sous son règne et en son nom que je répudie , je me félicite de ce que sa couronne paraisse plus raffermie aujourd'hui sur sa tète. Mais je ne crois pas qu'il en résulte la nécessité, pour la France surtout, de se charger de la captivité de l'infant. Si cette captivité était nécessaire aux yeux de la politique des puissances liguées pour maintenir un certain ordre de choses en Espagne, je n'aurais pas voulu, je le répète, que la France s'en chargeât; je n'aurais pas voulu que le cousin du roi fût retenu, non pas comme un réfugié, mais conune un captif, en France; j'aurais mieux aimé qu'on laissât ce rôle à l'Angleterre ; elle a montré plus d'une fois qu'elle savait fort bien s'en acquitter. {On rit.)

Je dirai ensuite qu'il y a deux choses dans cette captivité ;

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