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semées par toutes sortes d’expériences les plus décevantes: comme le sont les dissections des animaux vivants.
Un grand nombre assurèrent à leurs contemporains qu’il n’y avait de méthode favorable que celle de noter et d’écrire l’histoire des maladies en appuyant l’expérience sur l’observatic1.
Plus decent ans après la naissance de Jésus-Christ, nâquit Galien ; homme destiné à changer l’aspect et à rétablir l’ordre de la science médicale. Son génie extraordinaire, soutenu par unrare savoir, lui permit bientôt de réduire au silence la foule des Empiriques.
La Médecine yaurait trouvé plus son compte, si son imagivation et l’influence des habitudes scholastiques ne l’eussent emporté sur son jugement; en effet ses œuvres, loin de frayer la route à l’observation, sont devenues autant de textes pour les disputes des âges ultérieurs ; et l’exercice familier de l’observation près du lit a été bientôt mis en oubli,
Nous voici arrivés à ces siècles “ £énébreux, ” ainsi nommés par les historiens. On assure que les Arabes, dans ces temps-là, avaient des Institutions liées à des hôpitaux. Sousla protection des Maures Sarrasus, cette noble race, on bâtit en Espagne des hôpitaux célèbres, où accouraient en foule des Etudiants de tous les coins de l’Europe. Ce fut la coutume, résultat de l'ignorance, de déprimer le mérite de ces promoteurs d’une science genérale ; et quand ils n'auraient été que les copistes d'œuvres scientifiques, leurs services ne sauraient être trop appréciés, eu égard à cette nuit lugubre des siècles.
Quoique le stérile exemple de Galien en ait tant asservi, cependant le mal long-temps négligé a opéré la guérison de plusieurs. Fatigués de la discussion qui prenait Ja place de l’histoire des maladies, ils passèrent en Italie et en France; où les subtilités peut-être moins pitoyables qu’en d’autres pays, n’avaient pasencore réduit les discours sur la Médecine au rang de comimentuires insignifiants. Mais le temps était encore éloigné où la Médecine devait s'asseoir sursa véritable fonda» tion, l’ebservation de faits cliniques fondés sur l’expérience.
Les élèves d’alors n’acquirent de leurs maîtres que des connaissances chimériques. On les amusait avec des . discours fleuris, sans insister sur l’avantage réel que l’on retire auprès dulit des malades, 45
ts
Cet exposé de l’état de la Médecine n’est nullement exagéré. Du commencement du 15e siècle au milieu du 17e environ, toute énergie en Médecine était dans un état d’enfance.
En passant en revue les faits que je viens d’exposer, un esprit réfléchi se demandera, pourquoi des institutions aussi utiles au genre humain que le sont les hôpitaux et les collèges qui en dépendent, partout où la chose st praticable, sont demeurées si long-temps dans l’enfance. C’est un fait déplorable qu'il a fallu près de deux mille ans pour démontrer cette vérité simple et évidente, savoir que la pratique en médecine ne peut s’obtenir qu’au lit du malade.
Nous savons que vers le milieu du 17e siècle, la Hollande avait des établissements semblables et qui étaient en opération active à Utrecht comme à Leyde.
Othoe Huernius de cette dernière ville, enseigna la Médecine d’après une méthode bien étendue ; consistant à examiner ses patients en présence de ses élèves, auxquels il. expliquait la nature des maladies et les raisons de son traitément.
Cegrand homme fit faire des autopsies après la mort, ct de plus il exerça ses élèves à comprendre et à préparer les remèdes.
A Delaboe, dont le nom mérite une mention honorable, succéda un génie dont la mémoire vivra d’âge en âge, je veux parler de Boerhave. La manière encourageante avec laquelle il s’occupa deses élèves excita leur émulation qu’enflamma encore davantage l'estime générale qu’on portait à leur grand maître. Les ylus illustres médecins du jour s'étaient enrôlés parmi ses élèves, qui furent ensuite disséminés dans toutes les parties de l’Europe.
Viennent à présent plusieurs Ecoles qui éclipsèrent la renommée de Leyde, leur mère commune. C’est à l’Ecosse. terre elassique et naturelle d'industrie, qu'est dû le mérite d’avoir commencé, sous le Dr. J. Rutherford, à expliquer, dans des lectures cliniques, la nature et le traitement des maladies dans les hôpitaux publics.
Rutherford était Professeur de In prntiqne de Médecine à l’Université d’Edimboure, et obtint des directeurs de l’Infirmerie Royale de cette ville, il y an environ cent ans, le privilège d’admettre des élèves à cet hôpital public, avançant ainsi les intérêts de la scierce médicale.
Peu d’années après, Bocrhave établit une institution clinique à Vienne où Van Swieteu fit des lectures publiques. 1] zaérite la réputation brillante qu'il avait acquise, pour avoiradopté, dans sa manière d’instruire, la pureté de la Médecine Grecque.
Boerhave, eut pour successeur de Haën nn de ses élèves, dont les talents furent caractérisés par la sagacité avec laquelle il discuta les faits les plus compliqués. Et malgré la présomption orgueilleuse dont son mérite personnel fut entaché, il n’en fut pas moins un habile précepteur. Chaque page de son Katio medendi offre une infatigable activité, un rare savoir, une observation exacte, et une assertion fidèle. Si l'on y trouve quelque défaut, c’est plutôt dans l’isolement que dans la série des fuits. D'ailleurs sa dissertation doit être regardée comme très imiportante à la médecine.
A de Haën succéda Holt, également habile. Il écrivit avec élégance et pureté l’histoire des maladies, et en fit des descriptions propres à répandre la lumière surles dogmes des anciens. Il suivit strictement les principes d’Hippocrate et donna en très peu de temps une impulsion énergique à la clinique de Vienne.
Rutherford, père de l'institution clinique de la Grande-Bretagre et élève de Boërhave, eut d’habiles adeptes dans Munro, Gregory, Home, Cullen et autres.
Aucun Professeur de Médecine pratique ne s’appliqua plus que Cullen à engager ses élèves à réfléchir et à raisonner, à observer la marche de la nature dans les maladies, et à distinguer leurs symptômes essentiels, d’avec leur combinaisons accidentelles. Il s’efforca autant qu’il le put de découvrir par l’observation ou l’analyse, la différence qui existe entre l’influence des remèdes que l’art emploie, et les opérations de la nature dans la guérison des maladies. 1! observait les maladies même Jes plus simples ; et je dirai dans l’intérêt des élèves qui in’écoutent, qu’il observait attentivement les symptômes rénnis ou alternatifs ; leurs principaux caractères distinctifs ; leurs combinaisons accidentelles et leurs changements subits ainsi que Veffet des remèdes employés pour lescombattre. Il insistait toujours sur tous ces points, comme sur des c'ets dignes de fixer l’at. tention de chaque étudiant. Permettez que je cite ::n autre trait caractéristique de Culien, qui le distingua surtaut d’un grand nombre de ses confrères, et anquel on fait trop peu d'attention. C'est qu’il a toujours examiné les corps de ceux qui moururent sous ses soins.
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On nesaurait jeter un coup-d’œil agréable surla Médecine du Continent à cette époque.
Le seul exemple frappant de l’histoire de la Médecine, offert cumme pour contraster doulourensement avec l’indifférence générale, est l’institution de Sarthes, où le gouvernement s’est distingué en lui prêtant un cordial appui.
Ce ne fut qu’en 1715, que la Cité impériale, une fois maftresse du monde, posséda un hôpital public.
Les circonstances relatives à cette première institution dans la capitale de l'Italie, nous démontrent le soin que l’on prit alors d’y maintenir la dignité de la Médecine.
Le :lergé et l'Exécutif s’unirent à l’envi pour encourager des médecins zélés et savants à en devenir les professeurs. Aucun hôpital, ne fut ouvert sous de meilleurs auspices. Il fut enrichi des collections les plus rares de la Matière Médicale. Onem-
loya tous les moyens de rectifier l’observation, de promouvoir ’étude de l’anatomie pathologique. La Chirurgie reçut les instruments les mieux perfectionnés; et le célèbre Lancisi, environné d’une foule d’élèves pleins d’émutation, fut solennellement inauguré comme chef de Clinique dans le vaste hôpital du St.-Esprit.
La réputation de Tissot illustra Lausanne, comme celle de Tomassin et de Rasori illustrèrent les villes de Boulogne et de Milan.
En Espagne, mêine de nos jours, la médecine est une science abstraite, un simple memorandum, où l’on croit suffisant de garder le nom des maladies, avec la nomenclature des remèdes propres à leur guérison.
La faculté Fspagnole, regardant la Médecine comme une science de conjectures, pense que chacun devrait suivre l’inspiration secrète de son génie pour distinguer les symptômes. Chaque praticien s'efforce de soutenir son opinion sans vouloir jamais déprécier ceile de son confrère.
Il existe chez eux une manière remarquable très-ancienns de régler la pratique de la Médecine; c’est que tout étudiant est tenu de produire des preuves satisfaisantes qu’il a profité des occasious d'assister pendant deux ans à la pratique dans une
ville populeuse ; et l’on n’accorde de licence qu’à cette condition.
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Dans aucun pays de l’Europe plus que dans le vaste empire dela Russie, on n’a mis en pratique cette sage maxime, ‘“ qu’ut® “ médecin prudent versé dans l’art de guérir fuit plus que des # armées pour le bien public.”
En 1765, l'instruction clinique fut établic ; et chaque école de Médecine dans l’empire est attachée à un hôpital. Les hommes d’étut en Russie savaient que la prospérité physique, intellectuelle et morale d’une nation dépendait beaucoup de sa santé.
En Russie et plus encore en Prusse, on regarde le département clinique comme le plus important. * Tout jeune homme de bon caractère et de talent, et possédant de brillantes connaissances dans la profession, a droit d'admission aux institutions publiques de charité; et tous les ‘étudiants peuvent assister
ratis àtout cours régulier et progressif dans la science ardue Sd obnetver et de distinguer les cas, d’interroger et de soulager les malades,
Pour se former une idée de l’état de la science médicale en Turquie, il suffit de savoir que les maladies y sont attribuées à la colère divine, aux maléfices des démons, ou à l'œil malveillant de l’étranger. Alors on ne saurait s'étonner de voir le médecin jouir de la plus haute estime, et la science trouver des obstacles chez un peuple qui attribue les incidents naturels à des causes surnaturelles ; affaiblissant ainsi les facultés mentales pour ne les habituer pas aux recherches. Les Derviches errants sont les praticiens de la Turquie ; leurs recipés, dans les cas de’ maladies graves, consistent à recueillir des sentences du Coran, à les coudre ensemble etàles faire avaler aux malades. Un médecin étranger est reputé très savant ét l’on avale avec avidité ses prescriptions.
En Turquie quiconque porte un chapeau au lieu d’un turban passe aussitôt pour un homme de l’urt.
Les Turcs s’adressent en foule à lui et le sollicitent respectueusement de pratiquer bon gré mal gré, lui tendant les mains pour . qu’il leur prenne le pouls ; seule chose qu’ils croient nécessaire.
C’est un fait curieux que rion ne saurait leur donner une idée aussi avantageuse de la science d’un médecin, que de le voir tout dire d’après l’observation du pouls. S'agit-il de décider du mérite entre un médecin étranger et un autre, leture dans sa sagesse se prononce sans hésiter en faveur de celui qui, dit-il, Jui a le mieux tâté le pouls.
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L'ancienne pathologie qui attribuait les maladies à l'excès ou au défaut de vent est encore en vigueur. Ainsi le mal de tête, serait occasionné par du vent dans la tête ; la dyspnée par du vent dans la poitrine ; de cette manière la physiologie de la respiration csttrès simpl2, puisque la trachée artère conduit l'air non seulement aux poumons mais encore par tout le corps.
L’encouragement accordé aux praticiens étrangers a dégénéré en abus excessifs. Des gens qui étaient journaliers dans leur pays, devienneut aussitôt des médecins en Turquie.
Ils n’ont ni apothicaires ni magasins où l’on vende des remèces, car ils seraient inutiles chez eux puisque rarement leurs médecins savent écrire. Leurs chirurgiens ont l’amputation en horreur. L’ouverture d’un cadavre est expressément défendue par le Koran, où il est dit: “ tu n’ouvriras pas même le corps ‘# dun criminel qui aurait avalé des perles précieuses.” On peut se faire une idée de la manière dont sont payés les soins du médecin quand on saura que le ture peut rompre dans sa convalescence les promesses faites dans sa maladie. Les chirurgiens pour tout appareil, se contentent d’une lancette, d’une paire de ciseaux, d’un fer à cautère, et de pinces pour extraire des balles. Une hémorrhagie sérieuse les déconcerte tout-à-fuit, car ils ne savent comment l'arrêter.
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Parlons maintenant de la France. Quelle qu'ait été l’ancienne apparence de ses écoles de Médecine, la confusion désolante qui accompagna ou fut la conséquence des changements plus ou moins rapprochés qui eurent lieu dans son état politique, retarda en France tout progrès dans la science médicale.
Chaque révolution générale et spontanée qu’a subie la nation française en a probablement effacé où anéanti toutes les institutions.
On ne vit plus régner d’ordre dans ses nombreux départements. Le calme momentané succédant à la tempête fit comprendre à plusieurs la nécessité d’avoir des établissements de clinique, et l’on fit, à cet effot des demandes réitérées au gouvernement,.
Corvisart, le médecin confidentiel de Napoléon, usa nobicement de son influence en favent de la science et de ses sectaires, Parmi les élèves de sa clinique on compte Boyle,
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Laennec et Dupuytren. Plusieurs médecins français des plus éminents puisèrent successivement leur éducation à sa clinique, pour se disperser dans les diverses parties de l'empire.
Boyer, Pinel, Dubois et divers autres, égalemeut célèbres, ouvrirent à l’envi les uns des autres de nouvelles sources d’enseignement ; et les efforts de ces hommes aceomplis ont produit les plus heureux résultats.
Si la France fut une des dernières à organiser et encourager des écoles cliniques, des évènements postérieurs ont démontré ue ce n’était pas par une indifférence coupable, ni par défaut intelligence dans ses facultés toujours remplies de zèle, puisue ces établissements étaient d’un avantage réel. On doit plutôt s’étonner que ses médecins ne perdirent jamais de vue le rojet qe désiraient voir se réaliser, mais lequel, en dépit de Luis efforts, reçut une vive secousse de la frénésie de la république.
Le grand norabre d'institutions cliniques établies dans un temps comparativement court, la dédommagea d’avoir été en retard ; et l’on croit actuellement, qu'aucune ville dans le monde ne possède des cours de clinique aussi variés et aussi nombreux qu’à Paris ; et il faut remarquer à leur louange que les Professeurs en médecine se rendent dès six ou sept heures du matin aux amphithéâtres attachés à leurs institutions respectives pour donner des leçons à leurs nombreux auditeurs.
Parmi ceux qui se sont illustrés dans une carrière honorable, je citerai particulièrement Delpech et Fouquet quiont rendu les plus grands services à la faculté. Le dernier fut le véritable fondateur dela Médecine clinique à Montpellier. Les travaux et les louanges de ses élèves témoignent de la valeur de son enseignement. À un extérieur agréable il savait allier la gravité dans les manières; il était doué d’un rare savoir, d’une expérience consommée, d’une élocution féconde et d’une sagacité admirable. Tel était Fouquet dâns la clinique. Delpech a été, dans le département de la chirurgie, le collaborateur actif de Fouquet. Ce grand homme ne se plut à acquérir que ce quil pouvait communiquer, Il aimait tant à instruire qu’il ne pouvait résister au désir de faire part à ses élèves de toute idée nouvelle. Ses lectures admirables captivaient l’attention et excitaient l'enthousiasme d’un auditoire bien disposé. Conversant avec ses élèves, il comparait leurs notions diverses etse plaisait à résoudre leurs difficultés.
Ainsi se distinguait Montpellier lorsqu'un autre nom vint répandre encore plus d’éclat sur sa chirurgie; celui du jeune Lallemand ardent et intellectuel, avide de réputation, et consacrant tout son temps à donner une nouvelle impulsion à l’art de guérir, dans cette cité florissante.
Son dévoüment pour sa profession devrait servir de constant modèle à chaque élève de cette nouvelle école. Au milieu de ses études ussidues, à la clarté de sa lampe qui brillait encore à minuit il aimait à étendre le domaine de la vraie chirurgie. Ce jeune homme extraordinaire savait que les faits nourrissent la science, mais que cette nourriture ne prévaut, qu’autant que les faits sont acquis et digérés. Ayez comme lui la même ambition, le même désir de vous distinguer et d’être applaudis, et vous aurez inévitahiement l’avantage d’entretenir dans votre esprit des sentiments d’émulation qui vous porteront à témoigner et votre sympathie pour les autres et votre aversion pour le vice détestable de l’envie, apanage ordinaire du paresseux.
HD NCHEe
Après avoir esquissé le tableau des progrès de la science mé dicale sur le continent, je vais vous parler de ses modifications et de ses succès dans les Îles Britanniques.
Depuis long-temps on regardait comme une tâche pénible pate que désirable de mettre en regard l’état de la médecine u continent avec celle de la Grande-Bretagne.
La protection que le gouvernement a si longtemps accordés à tn ptofbision ainsi qu’à ses membres, attira l’étonnement et la pitié feinte des praticiens étrangers. (Ce ne fut qu'après s'être déchargée du fardeau des préjugés publics, et des opinions erronées, que son énergie acquit en partie son libre exercice. Ilappartient à un siècle intellectuel, à une population intelligente de permettre aux institutions publiques d’exercer de plus hautes fonctions. En quel pays de l’Europe plus que dans le Royaume-Uni, a-t-on entendu dire que ‘ les hôpitaux publics ne sont point des écoles ni des sources où l’on doive puiser l’instruction médicule, mais seulement des établissements pour Lrrd cette science qui consiste à soulager l’aumanité souf-
rante.
Per des vues si étroites le seul sentier royal qui dirigeait vers les pr'asipes d’une véritable expérience, fut obstrué au désavantage de l’éducation saine et pratique de la médecine,
Il suffira de donner une courte esquisse de nos devanciers en mais
profession dans la Grande-Bretagne. et éc ce pr
Au commencement du 14e siècle, la science médicale, était L pres comme les autres dans un état de dégradation dans les Îles con
Britanniques. Le flambeau de la science qui avait répandu son verte éclat sur les.climats du sud, ne s’était pas encore réfléchi sûr les bords éloignés de la Grande-Bretagne. |
Cependant Gilbert surnommé l'anglais, contemporain de Mendini, a mérité, même alors, de voir.enrégistrer dans Îles unn premières annales de la Médecine anglaise, son nom comme médecin distingué. Quoique certainement il possédât peu de connaissances philosophiques, ou de science réelle ; cependant les fautes de son priacipal ouvrage, le “ Medicinæ Compendium,” doivent en justice être attribués au siècle, et au pays dans lesquels ila vécu. La description qu’il donne de certaines maladies prouve que, sous de meilleures circonstances, il aurait pu exercer un jugement correct, et aurait excellé dans l’art de l’observation.
Long-temps après Gilbert quand l'esprit humain a pu se créer par le raisonnement, des principes plus étendus et plus lümineux ; lorsque que la vérité et la raison brisèrent les liens qui les avaient lors-temps retenns captives, Linacre fondateur. du Collège Royai des Médecins, mérite une mention honorahle. Il était nâtif de Cantorbery, et fut peut-être l’homme le plus
instruit de son temps. Il étudia à Boulogne chez Politien un dés décc linguistes les plus distingués de l’Europe. Il fut le premier anglais cieu: qui lut Aristote et Galien dans loriginal grec ; et il enseiyna vagi publiquement cette langue dans l’université d’Oxford. Il établit ane des lectures sur la Médecine dansles deux universités, et à sa mort il était le président du collège que sa libéralité avait fondé. M une L’honneur d’avoir fondé la science anatomiqne dans la dule Grande-Bretagne est dû au Dr, Caïus ou Cay, l’ami intime de trav Vésalius, le restaurateur de l’anatomie en Europe ; il demeu- d’où rait avec lui pendant ses études à la célèbre Université dé Ja cc Padoue. Il est honorable pour la profession de pouvoir réclamer réce quelques uns de ses membres comme les premiers promoteurs de veir l’enseignement général. Quoiqu’anglais, le Dr. Cüius fit des reto lectures sur Aristote à l’Université de Padoue, et contribua beaucoup à avancer, la cause de la littérature dans l'Université Il de Cambridge, ;où un collège érigé à ses frais poïté encore son expl nom. Îlest encore sous d’autres rapports cher à la Profession. d'él
Il était d’usage de son temps d'aller étudier en pays étrangers ; 200.
Le MMPON ce Mn peste
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mais Caîus de retour d’Italie, animé d'un vif désir d'acquérir, et éclairé du flambeau de la science, récemment allumé dans ce pays, enseigua l'anatomie aux élèves anglais duus leur propre salle, pendant le long espace de 20 ans, et posa la base des connaissances auxquelles on peut attribuer la gloire et les découvertes d’Harvey.
Glisson appelé par Boërhave “ le plus exact des anatomistes ;” Lower, le premier qui ait osé essayer la transfusion, cet Willis qui a classé le premier les nerfs cervicaux, se sont donnés un nom qui restera attaché à la science qu’ils enseignérent.
Nous approchons maintennnt avec vénération de celui qui, d’après le langage figuré de l'inscription latine écrite sur son buste de marbre, donnu le mouvement au sang, et l’origine aux animaux; celni àquile suffrage universei a décerné le surnom “d’Immorte].”
Après avoir reçu son éducation dans la ville où nâquit Linacre, Guillaume Harvey, se conformait à l’usage d’alors, se fixa à l’Université de Padoue quiétait parvenue au faîte de sa renommée médicale ; il y fut malgré son jeune âge créé Docteur en Médecine et Chirurgie.
En 1615 après la fondation des lectures de Lumley la réputation d'Harvey le désigna comme la personne la plus propre à les donner ; et en 1616 ilfit part pour la première fois de sa découverte de la circulation du sang ; plusieurs anatomistes judicieux n'avaient soupçonné son existence que d’une manière
vague et cunfuse ; d’autres avaient pensé qu’elle avait lieu dans.
anne partie particulière du système.
Mais il était rése /6 à cet homme remarquable de prouver par une expérience simpleet satisfaisante même aux plus incrédules, que le sang netraversait pas seulement, mais eirculait au travers de chaque partie du corps, par une admirable disposition d’où dépend l'existence de l’homme. 11 démontra pleinement la contraction et: la: dilation du cœur; le: passage du sang ; sh réception dans les veines pulmonuires, sonexpulsion hors de ces veines; son cours à travers: toutes les artères du corps et son retour pur les veines.
I] avait si bien compris ce phénomène ct l’avait'si clairement expliqué, qué personne après lui ne l’a pi démontrer nvec plus d'élégance, de simplicité et dé v''rité, qmoïiril y ait déja pts dé 200:aûs quil æécritstiree sujct. BLUE