‹ Discours de Camill Jordan, précédés de son élogeChapitre 41 sur 63 · SUR UNE PROPOSITION DE M. LAISNÉ DE VILLEVÊQLE · texte numérisé non relu

SUR UNE PROPOSITION DE M. LAISNÉ DE VILLEVÊQLE

Si nous regardons d'abord à la forme de la proposition, ne reçoit-on pas un préjugé très fondé par le défaut seul de l'initiative royale, par cette solitude elle-même qui se fait remarquer en ce moment sur le banc de nos ministres? Sans doute nul ne peut contester le droit de faire une telle proposition sans un tel appui ; mais tout ce qui est dans le droit estil dans la convenance? Mais est-il sage en effet de prévenir l'autorité royale sur ce qu'elle peut entendre et régler mieux que nous-mêmes? N'est-ce pas ' la profession de foi toute particulière d'un grand nombre de nos collègues , qui , pour étendre la faculté de l'initiative, resserreraient au besoin celle de l'amendement? Eh! quand une telle doctrine futelle plus spécialement applicable que dans ces questions d'émigration , où nous avons tant de motifs pour nous en rapporter aux lumières supérieures du Gouvernement, pour nous confier dans son active sollicitude, envers une classe d'infortunés qui reçoit de lui sans cesse tous les témoisnaffes d'intérêt

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