‹ Discours de Camill Jordan, précédés de son élogeChapitre 45 sur 63 · o DISCOURS · texte numérisé non relu

o DISCOURS

Quand elle n'aurait pas dépassé les bornes de l'amendement, n'aurait-elle pas au moins franchi celles de la convenance, de la prudence?

Était-ce en effet dans une Commission du budget, d'une manière aussi rapide , que pouvait être résolu ini si difficile problème; était-ce dans un tel moment; quand les vices de notre système municipal sont reconnus et proclamés; quand le Gouvernement nous en a promis la réforme, pour la session prochaine; quand le plan de la Commission ne pourra même être essayé avant que cette réforme ait été réalisée?

Et si maintenant nous examinons le fond du projet, il ne remplit pas même ce but d'utilité municipale pour lequel il fut inventé ; car la plupart des plus imposés dans chaque commune, dans les grandes connuunes surtout, seront des propriétaires forains, trop étrangers aux intérêts locaux qu'il faudra surveiller, trop sensibles peut-être à cette portion de la dépense qui devra retomber sur eux.

On ne pourra que trouver fort abusif, que de tels conseillers, dont le titre est déjà si douteux, puissent, en leur absence, se faire représenter par de simples fondés de pouvoir, par leurs hommes d'affaires peut-être.

Mais surtout. Messieurs, l'inconvénient véritable, l'inconvénient d'un ordre élevé, dans une telle mesure , c'est que sous l'apparence d'une meilleure répartition de quelques impôts , elle tend à introduire au sein de l'administration municipale un principe

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