‹ Discours de Camill Jordan, précédés de son élogeChapitre 9 sur 63 · XXIV ELOGE · texte numérisé non relu

XXIV ELOGE

d'affirmer seulement quelles étaient les opinions de Camille Jordan , de dire les vœux qu'il formait. Le poids de la tyrannie impériale pesait sur toutes les âmes généreuses ; et , tout en déplorant que le sol de la patrie fût envahi, nous étions tous disposés à accueillir un espoir qui commençait à naître parmi les peuples. Camille Jordan , aussi bien que mille autres , avait tourné ses regards du côté de la terre de l'exil , pour savoir s'il n'en sortirait point le Père de la patrie, celui qui seul pouvait former l'alliance du passé et de l'avenir, qui seul pouvait fonder des institutions conciliatrices. Quoi qu'il en soit , la députation lyonnaise fut très bien reçue , et l'objet de la mission ostensible fut parfaitement atteint. A son retour, le 8 avril, le Conseil municipal de Lyon s'assembla , et Camille. Jordan fit partie de cette mémorable séance où Louis XVIII fut reconnu comme Roi de France. Il fit également partie de la députation solennelle qui porta au pied du trône restauré les hommages de la ville de Lyon.

Ainsi donc les destinées nouvelles vont s'affermir sous les auspices de l'ancienne dynastie. Camille Jordan ne restera point étranger à un tel ordre de choses; le silence et l'inaction ne sont plus, pour lui,

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