‹ Discours de Danton. Edition critiqueChapitre 130 sur 459 · SUR LES GARDES-FRANÇAISES · texte numérisé non relu

SUR LES GARDES-FRANÇAISES

D'après le Journal des Jacobins.

(Club des Jacobins, mardi 25 janvier 1792.)

[Une députation des ci-devant gardes-françaises vient soumettre à la Société une pétition relative aux persécutions qu'ils éprouvent.]

Danton — La Société des amis de la Constitution vient d'arrêter tout ce qu'elle pouvait faire relativement aux

que l'on connaît à ce patriote, il a dit : « Je périrai s'il le faut pour «défendre les droits du peuple ! », on a entendu partir des tribunes du peuple ces mots : « Nous périrons avec vous ! » Le maire lui a répondu, après lui avoir passé l'écharpe, par un discours qui a été fort applaudi. On a arrêté que ces deux discours seraient imprimés. » — Les Révolutions de Paris (n» 134, p. 229), disent assez méchamment. «...Il a prononcé... un discours un peu long, peut-être, mais on n'est jamais bref quand on parle de soi. M. Danton pouvait peut-être s'exempter de cette tâche... et des phrases telles que la suivante purent paraître superflues, pour ne pas dire déplacées : « La nature m'a donné en partage les formes athlétiques et la physionomie âpre de la liberté. »

Il peut être intéressant de rapprocher du discours qu'on vient de lire cette lettre que Danton écrivit au président de l'Assemblée électorale le i^r février 1791 lorsqu'il eut été nommé administrateur du département de Paris. (Cf. Et. Charavay, Assemblée électorale de Paris, 1790- 1791, p. 437.

« Monsieur le Président,

» Je vous prie d'annoncer à l'Assemblée électorale que j'accepte les ionctions auxquelles elle a cru devoir m'appeler. Les suffrages dont m'honorent les véritables amis de la liberté ne peuvent rien ajouter aux sentiments de mes devoirs envers la patrie : la servir est une dette qui se renouvelle chaque jour et qui s'augmente à mesure que l'on trouve l'occasion de la mieux acquitter. J'ignore si je me fais illusion, mais j'ai l'honneur d'avancer que je ne tromperai pas les espérances de ceux qui ne m'ont point regarde comme incapable d'allier aux élans d'un patriotisme bouillant, sans lequel on ne peut concourir ni à la conquête ni à l'affermissement de la liberté, l'esprit de la modération nécessaire pour goûter les fruits de notre heureuse Révolution. Jaloux

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