SUR LES GARDES-FRANÇAISES
gardes-françaises; mais dans les circonstances où nous sommes, je dois lui proposer des mesures plus grandes encore. Ici j'aperçois tous les symptômes des vexations qui eurent lieu quelque temps après les premiers jours de la Révolution.
Je propose donc que, dans toutes les sections de la capitale, on fasse une pétition qui provoque le zèle des bons députés en faveur des gardes-françaises; que dans l'orage qui est prêt à éclater, nous voyions ces braves soldats guider nos bataillons.
La Nation entière marchera sous eux, surtout restaat (1) bien unis et que tous les ennemis de la nation française, périssent danf ce grand jour !
d'avoir toujours pour ennemis les derniers partisans du despotisme abattu, je n'aspire point à réduire au silence la calomnie : je n'ai d'autre ambition que de pouvoir ajouter à l'estime des citoyens qui m'ont rendu justice, celle des hommes bien intentionnés que de fausses préventions ne peuvent pas induire pour toujours en erreur. Quels que doivent être le flux et le reflux d'opinion sur ma vie publique, comme je suis convaincu qu'il importe à l'intérêt général que la surveillance sur les fonctionnaires du peuple soit sans borne et son exercice sans danger, même pour ceux qui se permettraient des inculpations aussi fausses que graves, ferme dans mes principes et dans ma conduite, je prends l'engagement de n'opposer à mes détracteurs que mes actions elles-mêmes et de ne me venger qu'en signalant de plus en plus mon attachement à la Nation, à la Loi, et au Roi et mon dévouement éternel au maintien de la Constitution.
» J'ai l'honneur d'être, avec respect, Monsieur le Président, votre très humble et très obéissant serviteur.
» Paris, i^r février 1 791. » Danton. »
On remarquera que les idées et les expressions de l'auteur sont à peu près les mêmes à un an de distance; il est intéressant cependant de noter certaines nuances, certaines différences, certaines omissions.
(i) Lire probablement « restons ».