‹ Discours de Danton. Edition critiqueChapitre 133 sur 459 · SUR L'UNION DE LA FORCE ARMÉE ET DE LA FORCE POPULAIRE · texte numérisé non relu

SUR L'UNION DE LA FORCE ARMÉE ET DE LA FORCE POPULAIRE

D'après le Journal des Jacobins.

(Club des Jacobins, dimanche 19 février 1792.) /

[Une députation entre dans la salle des séances, armée de piques. — Le président ordonne qu'elles soient déposées dans le secrétariat. — Manuel demande qu'on les place à côté du président.]

Danton. — Messieurs, pour répondre à ce qu'a dit le

préopinant, sans doute, nous savons qu'il y a beaucoup de Cahier de Gerville qui calomnient la Société; sans doute nous voulons observer la loi, qui veut que les citoyens, en discutant soit les opinions, soit les intérêts publics ne soient point armés. Mais regardez ces drapeaux, ils sont surmontés de lances. Personne n'a contesté qu'ils ne pussent être ici.

Je demande qu'en signe d'une alliance indissoluble entre la force armée constituée et la force populaire, c'està-dire entre les citoyens qui portent les baïonnettes, et les citoyens qui portent les piques, il y ait une pique ajoutée à chacun de ces drapeaux.

[On applaudit, les piques sont placées de chaque côté du président.]

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