‹ Discours de Danton. Edition critiqueChapitre 145 sur 459 · POUR MANUEL · texte numérisé non relu

POUR MANUEL

D'après le Thermomètre du Jour.

(Assemblée des représentants de la Commune, lundi 14 mai 1792.)

[Manuel raconte comment il a délivré un certain Escourbiac, détenu illégalement dans une pension bourgeoise.]

M. Danton a dit ensuite que d'un côté, M. le procureursyndic de la Commune s'occupait à déterrer des victimes du despotisme, on s'occupe de l'autre à lui susciter des querelles antipatriotiques. On vient de le décréter d'ajournement personnel, à l'occasion d'un prétendu vol des Lettres de Mirabeau (1). On l'accuse d'avoir violé les greffes

(i) Cf. Tuetey, Répertoire général..., t. V, n» 2800 : Requête présentée au commissaire de police de la section de Henri IV par M. Jean-François Chignard, homme de loi, fondé de pouvoir de MM. La Marck et Frochot, exécuteurs testamentaires de M. Gabriel-Honoré-Riquetti Mirabeau l'aîné, et par M. Jean-Baptiste Petit de Montseigle, avoué, mandataire de la veuve de Mirabeau, à fin de réintégration dans les archives de la police des lettres, ouvrages et manuscrits dudit Mirabeau, qui y avaient été déposés pendant sa détention au donjon de Vincennes,

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