‹ Discours de Danton. Edition critiqueChapitre 17 sur 459 · LES SOURCES XXIX · texte numérisé non relu

LES SOURCES XXIX

Une étude exacte des fonctions des avocats aux Conseils, permettant une recherclie méthodique dans les archives des tribunaux ou des commissions, où ils avaient droit de plaider, a amené la découverte d'un certain nombre de requêtes de Danton. Mais l'exploration aurait été très incomplète que l'on aurait bornée aux fonds des Archives nationales. Comme nous l'avons vu plus haut (cf. p. xviii), la Bibliothèque du Roi augmentait assez régulièrement sa collection de factums judiciaires. Puisque tous les livres, toutes les plaquettes qui se trouvaient au-dessus de Grand'Salle des Pas-Perdus au Palais de justice avaient flambé en 1871, on ne pouvait guère retrouver [une requête imprimée de Danton qu'à la Bibliothèque nationale. Un Catalogue des factums et d'autres documents judiciaires antérieurs à 1790 a été publié par M. Corda. Il est regrettable que l'auteur, ou plus exactement, les auteurs (1), n'aient pas cru devoir ajouter à leur ouvrage une table alphabétique des avocats qui eût été fort utile; actuellement, lorsqu'on veut savoir si tel avocat de l'ancien régime a laissé des consultations ou des plaidoiries imprimées, on doit feuilleter les six in-8o de la publication de Corda, faite d'ailleurs avec un soin relatif (2).

Les catalogues d'autographes constituent une source qu'on aurait le plus grand tort de négliger. Les Archives nationales possèdent un Catalogue général des catalogues de collections, tenu régulièrement à jour et coté AD XIX A a'-^^ D'autre part MM. Charavay ont dressé pour

(i) Le répertoire a été continué par M. Trudon des Ormes.

(2) C'est ainsi que M. Corda n'hésite pas à dater le factum pour Desvoisins, que nous reproduisons p. 76, de 1778. Danton on le sait n'est né qu'en 1759 !

XXX INTRODUCTION

leur usage personnel un répertoire méthodique sur ficlies par nom d'auteujrs des autographes passés dans les ventes.

Enfin, les pièces publiées par M. Robinet dans son Mémoire sur la vie privée de Danton, telles que le traité d'office, ou les quittances de M® Huet de Paisy, devaient fournir, et eiïectivement ont donné des renseignements sur l'activité de l'avocat.

En résumé, on sait à l'heure actuelle que Danton s'est occupé de vingt-deux affaires, qui se répartissent ainsi : Archives nationales : 1° Série E. — 13 affaires.

A. — Conseil royal des finances et du commerce : Affaire des batteurs d'or, 1672^, Joseph de la Tremblaye, 1670^ J.-J. Gauthier, 1672^, Morellon, 1679\ le chevalier de l'Hôpital, 1680^.

B. — ■ Conseil des dépêches : Affaires Barentin, 2639, La Devèze, 2642, du Chayla 2639, Accassat, 2637, de la Chappelle, 2643, Boudray, 2644, Perrault, '2653, Manceau, 2654.

Archives nationales : 2° Série V®. — 6 affaires.

Conseil privé : Amelineau (première requête), 1144, Benjamin Dubois, 1145 et 1149, Montbarey, 1149, Communauté de Metz-Robert, 1151, de Busseuil, 1153, Amelineau (deuxième requête), 1153.

Bibliothèque nationale : Affaire Desvoisins (4° F m 9788) (1).

(i) Cette affaire relevait du Conseil des dépêches; je n'ai pu en retrouver la trace aux Archives.

Il convenait également de parcourir au Cabinet des Titres de la Bibliothèque les dossiers des familles pour lesquelles nous savions que Danton avait plaidé. Les recherches n'ont amené que la découverte de doubles de requêtes sans intérêt, en maintenue de noblesse, présentées au Roi.

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