‹ Discours de Danton. Edition critiqueChapitre 180 sur 459 · SUR L'ÉCHEC DE SAINT-AMAND · texte numérisé non relu

SUR L'ÉCHEC DE SAINT-AMAND

D'après le Journal des Débats.

(Convention, dimanche 30 septembre 1792.)

[A propos de l'insuccès de l'attaque de Saint-Amand] (2). Danton assure que le pillage et les désordres commis à

Paris, et qu'il n'y avait presque point alors réellement de ministre. » /. de Perlet. : « J'ajouterai, que voyant de près M. Roland dans les moments d'alarme, je l'ai trouvé très disposé à quitter Paris; Add. et je dois le dire, puisque c'est une vérité utile à mon pays, je n'ai point trouvé chez M. Roland cette âme d'une trempe vigoureuse qui subjugue les circonstances, et cette force qui soutient un état sur le penchant de sa ruine. /. des Débats {Agitations sourdes.) » — Var. Aud. nat. : « ... je dirai que les événements ont abattu le ministre Roland que j'estime autant que tout autre, mais auquel je n'ai pas vu ce grand caractère qui ne consulte pas les circonstances pour servir avec un entier dévouement la chose publique. »

(i) Les paroles de Danton soulevèrent à la Convention d'abord, puis dans la presse girondine des protestations indignées. Si Condor cet se contente d'étudier à un point de vue purement général la question de l'éligibilité des députés au ministère, le Courrier des départements de Gorsas {n9 lo de la Convention nationale, pp. 151-153) remarque que le mot de Danton ressemble un peu « à la femme Roland, du Marat », le Patriote français, surtout (no 1147, p. 366), fait ce que nous appellerions une « charge à fond » contre Danton et ses « reproches infâmes » — Madame Roland, et, par conséquent, les principaux Girondins, ne pardonneront jamais à Danton.

(2) Saint-Amand, chef-lieu de canton du Nord, arrondissement de

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