SUR LES MANIFESTATIONS DES TRIBUNES
D'après le Logotachigraphe.
(Convention, mardi 30 avril 1793.)
[Buzot ayant été interrompu par de violents murmures des tribunes, quelques membres demandent l'évacuation d'une des tribunes. (3)]
Danton. — Je réclame la parole. (4) Nous sommes tous
(i) Add. Mon. : « Cette mesure prise, les rebelles se dissiperont; et, comme les Autrichiens, commenceront à se retrancher eux-mêmes, comme eux-mêmes à cette heure sont en quelque sorte assiégés, si le foyer des discordes civiles est éteint, on nous demandera la paix, et nous la ferons honorablement. » — Var. /. des Débats : «... On nous demandera la paix, et alors, vous la pourrez faire honorablement pour le peuple français. »
(2) Add. Merc. un. : « Je vous propose la rédaction suivante : « La Convention nationale décrète que sur les forces additionnelles au recrutement qui seront votées par les départements, 20.000 hommes seront dirigés par le ministre de la guerre contre les départements de la Vendée et de Mayenne-et-Loire et contre tous les départements insurgés. » — Vax /. des Débats : «... Maine-et-Loire... »
(3) Républicain : « Corbel demande l'évacuation entière de la tribune d'où sont partis les murmures... »
Vincent Claude Corbel de Squirio, député du Morbihan à l'Assemblée législative et à la Convention, appartenait au parti Girondin.
(4) P. du Jour : « Danton demande la parole pour faire un amende-
4l6 SUR UNE PÉTITION DU FAUBOURG SAINT-ANTOINE
d'accord que le représentant du peuple doit être respecté quand il émet son opinion; (1) nous sommes tous d'accord que ce manquement de respect a eu lieu; nous sommes tous d'accord qu'il doit être réprimé (2). Mais notre juste indignation ne doit tomber (3) que sur les coupables [...](/n/errompu.). (4)
Ceux qui m'ont interrompu manquent plus à la dignité nationale que les tribunes !
[Les citoyens de la tribune se lèvent, sortent et font signe aux autres de les suivre. (5)]