‹ Discours de Danton. Edition critiqueChapitre 245 sur 459 · CONTRE LES MESURES DE SÛRETÉ PROPOSÉES PAR LA COMMISSION DES DOUZE · texte numérisé non relu

CONTRE LES MESURES DE SÛRETÉ PROPOSÉES PAR LA COMMISSION DES DOUZE

D'après le Moniteur.

(Convention, vendredi 24 mai 1793.)

[La Convention discute la Constitution. — Elleestinterrompue par Viger, (1) membre de la Commission des Douze, qui annonce, au nom de ses collègues, la découverte d'un « horrible complot » contre la représentation nationale. Sur la simple promesse d'un rapport général à ce sujet, et sans aucune exposition préalable des faits, Viger présente un projet de décret tendant à faire un appel à tous les citoyens de Paris. — Boj^er-Fonfrède (2) observe que les provocations au meurtre des députés ont commandé cette mesure, et néanmoins en fait involontairement sentir l'inutilité en apprenant que les provocateurs ont été arrêtés. — Le rapporteur lit l'article I^"^ du projet: « La Convention nationale met sous la sauvegarde spéciale des bons citoyens, la fortune publique, la représentation nationale et la ville de Paris. »]

Danton. — (3) L'objet de cet article n'a rien de mauvais en soi. Sans doute la représentation nationale a besoin d'être

et de donner une constitution [à] la République. » Aud nat. : « Si nous voulons sauver la République, faisons deux serments l'un de mourir s'il le faut pour la défense de tous nos collègues et l'autre de donner une constitution à la France. J'appuie d'ailleurs les propositions de Barère. » (i) Louis-François-Sébastien Viger des Herbinières, député de Maineet-Loire à la Convention, girondin.

(2) Jean-Baptiste Boyer-Fonfrède, député de la Gironde à la Convention, girondin.

(3) Add. Rép. fr. : « Je demande la parole sur cet article. Citoyens,...»

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