‹ Discours de Danton. Edition critiqueChapitre 274 sur 459 · SUR LES NOBLES ET LES PRÊTRES · texte numérisé non relu

SUR LES NOBLES ET LES PRÊTRES

D'après le Républicain français.

(Club des Jacobins, mercredi 31 juillet 1793.)

[Une lettre de la société républicaine de Calais demande à ses frères, les Jacobins, de faire tous leurs efforts pour qu'au jour de la fraternité (au 10 août) les administrations civiles, judiciaires et militaires soient purgées définitivement de cette horde de brigarids connus sous le nom de nobles. — Hébert appuie cette proposition. — On demande que les prêtres soient compris dans cette proposition. — Hébert répond, que « toutes les demandes dirigées contre les prêtres ont amené de grands maux » : ils ne sont pas à

(i) Républicain : « Ce qui me prouve la bonté de cette mesure, c'est qu'elle a déjà porté la terreur dans l'âme des agioteurs, et tout ce qui est nuisible à ces hommes-là est avantageux à la Nation. »

(2) Basire se lève alors pour combattre l'opinion de Danton et reprendre la sienne; comme on murmure à son discours il termine ainsi : « Je sens qu'on doit être mal accueilli en pareille matière après Danton; je n'ai point comme lui les moyens oratoires et la facilité d'improviser mon opinion. »

La Chronique de Paris résumait ainsi cette partie de la séance : « Plusieurs membres non préparés à la discussion [sur les assignats] font cependant valoir des dangers soit pour le commerce soit à l'égard de l'agiotage; mais un discours véhément de Danton a fait trancher sur toutes les difficultés et terminer une discussion qui seule, si la Convention n'eût pris un parti, aurait été plus funeste que le décret proposé par Cambon, et qui est adopté au milieu des plus vifs applaudissements, »

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