‹ Discours de Danton. Edition critiqueChapitre 28 sur 459 · LES SOURCES XLIX · texte numérisé non relu

LES SOURCES XLIX

cutées sur ces paroles par un homme de lettres à gages. Nous ne pouvons emprunter que peu de « meilleurs textes» au Mercure, mais ses additions et ses variantes changeront souvent l'aspect d'une harangue. Le journal commença à paraître en mars 1791 et ne s'éteignit qu'en vendémiaire an VI. Il embrasse donc et dépasse la période parlementaire de l'activité oratoire de Danton.

Série inférieure. ■ — ■ Il est permis de diviser en deux catégories nos sources inférieures. Dans la première, nous classerons les feuilles fournissant par exception un « meilleur texte», mais dont les variantes et les additions ne sont pas négligeables; la seconde, comprendra toutes ces gazettes qui n'offraient le plus souvent à leurs lecteurs qu'un résumé plus ou moins clair, plus ou moins exact, des comptes rendus de séances imprimés dans les grands quotidiens d'alors. On trouve quelquefois, dans ces petites feuilles, une variante, une addition, une explication à glaner; mais il faut naturellement se montrer plus que prudent à l'égard de pareilles sources, et n'admettre que rarement et sous les réserves les plus expresses, les renseignements qu'elles nous donnent (1).

U Auditeur national (2) est le périodique le plus marquant de la première partie de cette troisième série, la seule que nous examinerons; il mériterait même de figurer aux côtés du Mercure universel, si l'on ne sentait souvent que les comptes rendus ont été revus et arrangés avant l'impression. C'est lorsque les rédacteurs ont été pressés par le temps, lorsqu'ils ont dû remettre leur copie telle quelle, que leur œuvre prend une véritable valeur. Au cours de

(i) Le compte rendu du Mercure français, par exemple, n'est guère qu'un résumé du Moniteur.

(2) L,' Auditeur national, journal de législation, de politique et de littérature (1791-an III.) Tourneux, op. cit., t. II, n° 10712; Hatin, p. i53;Bibl. Nat.,Lc 2/207.

L INTRODUCTION

cette édition nous aurons à tenir compte, à mainte reprise, des additions et des variantes qu'elle nous procure; d'autre part, l'ordre des discussions et des discours y est généralement respecté.

Le Républicain ou Journal des hommes libres de tous les pays, in-4o, rédigé par Charles Duval, député à la Convention nationale, parut depuis le 2 novembre 1792 (1). S'il laisse parfois à désirer au point de vue de la clarté, ses variantes et ses additions, plus honnêtes en général que celles de V Auditeur, mais moins abondantes, en font une source utile. Il est aussi rnieux imprimé et plus correct que son rival.

U Abréviateur universel (2) est du même format que le Républicain, mais il justifie trop bien son titre; ses quatre pages petit in-4o sont trop insuffisantes pour satisfaire au vaste programme qu'il s'est tracé. Les additions ou les variantes que nous y trouverons ne seront jamais que de courtes phrases, que l'on dirait prises au hasard, sans raison, simplement parce qu'il a plu au rédacteur de noter à un moment donné les paroles tombées de la tribune.

Le Journal de Perlet (3) avait paru en 1789 sous le titre de ((Versailles et Paris, ou Rapport très exact des séances de V Assemblée nationale et des communes de Paris; jusqu'au 21 septembre 1792, on le désigna sous le nom de V Assemblée nationale; du 22 septembre 1792 à 1794, il fut la Suite du Journal de Perlet, puis de 1794 à 1797, le Journal de Perlet. Du même format que Y Auditeur, il donne des comptes rendus moins longs, mais s'il cite peu, il ne cite en revanche que les paroles essentielles d'un discours, sans s'attarder à rapporter des phrases de médiocre intérêt comme le

(i) Cf. page XL, note 4. .

{2) Cf. page XL, note 2.

(3) Cf. page XL, note 3.

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