SUR MARAT
D'après le Républicain français (i).
(Convention, samedi 3 août 1793.)
[Une députation de la Société révolutionnaire est admise à la barre. « Elle prie la Convention d'envoyer une délégation de 24 de ses membres à une fête civique qui doit être célébrée le lendemain, par la Société, dans le salon de la Liberté pour l'inauguration du buste de Marat. — Le Président de la Convention lui répond.]
Danton. — Marat eut la fièvre révolutionnaire ; il avait raison, car il connaissait toute la scélératesse des ennemis de la Révolution. Sa mort fut encore plus utile que sa vie à la cause de la liberté, puisqu'elle montra de quel côté sont les assassins.
Comme lui, nous mourrons tous plutôt que de consentir au rétablissement de la tyrannie. (Applaudissements.)
La Convention nationale vous invite à assister à sa séance.
[Une députation est nommée.]