SUR LES DÉNONCIATION
D'après le Républicain français.
(Convention, sextidi 6 frimaire an II (mardi 26 novembre 1793).)
[Richard (2) est à latribune/il demande à s'expliquer sur une dénonciation ^des autorités constituées de Tours contre Choudieu(3) et lui, ci-devant envoyésprès l'armée de Vendée.
membre du comité militaire institué par La Fayette, et il croit que la pension dont il s'agit n'a été accordée que pour avoir été employé dans ce comité vraiment contre-révolutionnaire. »
(i) « Danton ne se trompait pas. Le chevalier de Saudray, qui écrivait alors son nom en deux mots, avait été nommé le 14 juillet 1789 par l'Assemblée des électeurs de Paris, commandant en second de la milice bourgeoise ou garde nationale dont le marquis de la Salle venait d'être nommé commandant en chef; et le 30 septembre 1791, dans sa dernière séance, l'Assemblée constituante, sur la proposition de Bailly et de La Fayette, avait accordé une pension de mille livres au chevalier de Saudray, devenu M. Desaudray, et une pension de mille livres au marquis de La Salle, devenu M. Lasalle. Ajoutons que le 19 mars 1791, le même Desaudray qui avait repris pour la circonstance son nom patronymique Charles Gaulard, avait communiqué aux Comités militaire et de constitution, pour être présenté à l'Assemblée nationale, un « Plan d'organisation générale de la force publique dans l'intérieur du royaume. »; ce « Plan » imprimé chez le libraire Buisson, rue Hautefeuille, est annoncé dans le Moniteur du 30 avril 1791. (Note de M. J. Guillaume, op. cit., t. III, p. 28.)
(2) Joseph-Etienne Richard, député de la Sarthe à la Convention.
(3) Pierre-René Choudieu, député de Maine-et-Loire à l'Assemblée législative et à la Convention envoyé en mission au Mans puis à Angers en mars 1793.