CLUB DES CORDELIERS
Société des amis des droits de l'homme et du ciioyen.
(Séance du 14 frimaire, an II delà République française, une et indivisible. Momoro président.)
Un membre fait un rapport succinct de la séance des Jacobins du [i] 3 frimaire; il dit que le système de désorganisation entre les patriotes s'accomplissait; déjà Danton était accusé de fausses calomnies par des malveillants qui voulaient le perdre. Danton a répondu à tous ces faits et calomnies, et cet ennemi irréconciliable des suppôts de la tyrannie, ce fondateur de la République, a triomphé de tous les agents de Pitt et de Cobourg, et pour récompense le président de la Société des Jacobins lui a donné le baiser fraternel au nom de tous les vrais amis de la liberté et de l'égalité;... »
Les fausses accusations portées contre Danton aux Jacobins ayant été insérées au procès-verbal de l'assemblée du Club des Cordeliers, un membre en demanda la rature le 17 frimaire.
(Séance du 17 frimaire...)
« Un membre s'élève avec force de ce que le secrétaire avait inséré dans le procès-verbal les fausses inculpations dirigées contre Danton par des malveillants et en demande la rature :
La société adopte cette proposition et déclare qu'elle reconnaît Danton toujours aussi ferme qu'il était lors de l'origine de la Révolution... »
Il est très difi&cile de déchiffrer l'accusation sous la rature. Elle occupait quatre lignes et demi du procès- verbal. On distingue ces mots « Danton était accusé d'avoir de mauvaises et d'avoir été quelque... »
6l2 CONTRE LES PARENTS D'ÉMIGRÉS
CONTRE UNE PROPOSITION DE BARÈRE D'après la Feuille du salut public.
(Convention, quintidi 15 frimaire an II (jeudi 5 décembre 1793).)
A la suite de l'adresse présentée par Robespierre au nom du Comité de salut public (1), Barère propose un projet de jdécret dont le but est de défendre aux autorités constituées et à toute force armée de s'immiscer dans les affaires religieuses, sans cependant déroger aux mesures de sûreté générale à l'égard des prêtres réfractaires et des fanatiques qui, sous le prétexte de religion, troubleraient la République, et d'inviter les bons citoyens à laisser de côté les opinions religieuses pour ne s'occuper que du salut de la patrie.
Danton pense qu'il suffît de l'adresse de Robespierre et que les mesures de Barère sont superflues.