DANTON TÉMOIN DANS LE PROCÈS DE LEBRUN
D'après le procès-verbal de l'interrogatoire des témoins (2).
(Tribunal révolutionnaire, septidi 7 nivôse an II (vendredi 27 décembre 1793 matin).)
[Truchon et Cambon déposent les premiers, puis Danton.
Troisième témoin : Georges-Jacques Danton, âgé de trente-trois ans, ci-devant avocat, député à la Convention nationale, demeurant à Paris, rue Marat, lequel a déclaré connaître l'accusé, que c'est de lui qu'il entend parler, qu'il n'est son parent, allié, serviteur ni domestique, non plus que de l'accusateur public, après quoi il a fait sa déclaration.
[Déposition de Dubois-Crancé.]
(i) « Prévenu de trahison envers la République et de Conspiration contre l'unité et l'indivisibilité de la République et la liberté et sûreté du peuple français», écroué à la Conciergerie et exécuté le y nivôse an II. — Il aurait été particulièrement intéressant de connaître la déclaration de Danton. Lebrun, ancien abbé, ancien soldat, ancien typographe, ami de Brissot et de Dumouriez, porté au ministère des affaires étrangères, par la révolution du lo août, était devenu l'un des meilleurs collaborateurs diplomatiques de Danton. Cf. les articles de M. A. Sorel sur La politique de Danton, dans la Revue politique et littéraire, septembre i88g.
(2) Arch. nat., W 305 (365). — Le Bulletin du Tribunal criminel révolutionnaire ne donne aucune indication sur les séances du 8. frimaire au i^ï germinal an II,