‹ Discours de Danton. Edition critiqueChapitre 375 sur 459 · SUR L'ACOUSTIQUE DE LA SALLE DES SÉANCES · texte numérisé non relu

SUR L'ACOUSTIQUE DE LA SALLE DES SÉANCES

I D'après le Moniteur.

(Convention, quintidi 5 ventôse an II (dimanche 23 février 1794).)

[Des citoyens employés par le ministre de la guerre, demandent à partir aux armées. On ne peut les entendre distincteipent par suitç dç la c faiblesse de leurs organes ».]

Danton. — Je demande à faire une motion d'ordre.

Plusieurs décrets enjoignent aux commissaires inspecteurs de la salle deprendredes moyens pour rendre plus commode le lieu de nos délibérations. Cette salle est une véritable sourdine; (1) il faudrait des poumons de Stentor pour s'y faire entendre (2). Il convient que les législateurs de la République française délibèrent dans un local où la raison puisse être entendue par les organes humains. (3)

Je demande que le Comité des inspecteurs de la salle soit tenu de consulter des artistes pour rendre le lieu de nos délibérations plus favorable à la voix, et qu'il nous fasse un prompt rapport (4).

[La proposition de Danton est décrétée.]

(i) Merc. un. : « Cette salle est sourde, il faut la modifier. »

(2) Merc. un. : « ... pour y être entendu. »

(3) Merc. un. : « Il importe que la raison puisse être saisie dans cette enceinte par des organes humains. Add. Rien n'est plus important que de rendre l'atelier des lois propice aux travaux législatifs. »

(4) Merc. un. : « Je demande le renvoi de mes propositions au Comité d'inspection, afin qu'il consulte des artistes pour la meilleure disposition de la salle. [Adopté.) »

CONVENTION, 26 FÉVRIIER 1794 679

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