MARCHANDS LIMONADIERS TENANT LE CAFÉ CHINOIS
SUR LE BOULEVARD CHOISEUL (l)
(Conseil du dimanche 6 décembre 1788, à Versailles) (2).
[Pierre Boudray, marchand limonadier et sa femme ont fait de grandes dépenses pour leur Café Chinois :]
...En portant leurs supplications jusqu'au trône, ce n'est qu'avec l'appui du vœu de leurs créanciers qu'ils ont cru devoir s'adresser à Sa Majesté pour en obtenir une grâce qu'elle ne pourrait jamais accorder dans des circonstances plus capables d'exciter sa bonté sans blesser sa justice.
Possesseurs d'un actif de 300.293 livres dont la majeure partie consiste en immeubles, et l'autre partie en mobilier dont il est facile de constater la valeur, ne voyant monter leur passif qu'à 83.769 livres, 7 sols, 6 deniers et jouissant
(i) L'Almanach du Commerce de Paris pour l'an VIII de la République française (23 sept. 1799-22 sept. 1800) indique un Boudray, limonadier, boulevard du Dépôt [des Gardes-Françaises], 483 (section Le Peletier). — L'Almanach pour l'an XII (24 sept. 1803-22 sept. 1804) mentionne, un nommé Hébray {Café des Bains Chinois) , boulevard du Dépôt, 483 (section Le Peletier). — Enfin l'Almanach pour 1806, mentionne un nommé Ware {Au Café des Bains Chinois), boulevard Italien, 25. — Un plan de Paris de 1808 dans la Topographie de Paris, ou plan détaillé de la ville de Paris et de ses faubourgs..., par Maire, place les Bains Chinois au coin de la rue de la Michodière et du boulevard de la Chaussée-d'Antin. Il n'y a jamais eu de boulevard Choiseul; il existait une rue de Choiseul, parallèle à la rue de la Michodière, aboutissant au boulevard de la Chaussée-d'Antin et ainsi nommée parce qu'elle avait été ouverte en 1776 sur des terrains dépendants de l'hôtel du comte de Choiseul Gouf&er. Danton a par erreur donné le nom de la rue au boulevard auquel elle aboutissait.
(2) Arch. nat., E 2644.