LES PREMIERS ESSAIS D EDITION XIII
complet que possible, nous nous servons du Procès-Verbal qui est notre premier guide comme le seul compte rendu officiel, authentique des débats de l'Assemblée. Ce procèsverbal est celui qui, à partir du 17 juin 1789, fut imprimé sur l'ordre de l'Assemblée Constituante. Il porte la signature du président et des secrétaires... Nous y ajoutons les développements donnés par les Annales Patriotiques, V Auditeur National, V Assemblée Nationale (Perlet), le Bulletin de la Convention, le Défenseur de la Constitution, le Journal des Débats et des Décrets, le Logotachigraphe, le Mercure Universel, le Moniteur Universel et le Point du jour ou premier journal de la Convention nationale.
» Nous continuons à indiquer par des notes au bas des pages les sources où nous puisons tous les documents, discours, rapports in extenso que nous retrouvons pour la plus grande partie soit aux Archives nationales, soit à la Bibliothèque nationale, soit à la Bibliothèque de la Chambre des Députés ( Collection Portiez de l'Oise ).
» Pour les développements empruntés aux difl"érents journaux, nous continuons (1) également à distinguer les additions qui y sont faites, indiquant au début de chaque paragraphe intercalé le nom du journal auquel le texte est emprunté.
)) Lorsque nous n'avons pas le texte exact d'un discours dont l'orateur a joué un rôle important sous la Révolution, nous établissons ce texte en coordonnant les journaux de l'époque, et pour permettre au lecteur de comparer les différences qui existent entre chacun d'eux, nous donnons en Annexe la version de ces divers journaux. »
En résumé, les améliorations portaient sur un point essentielle texte restait une mosaïque de multiples extraits
(i) 11 eût été trop facile de prouver aux éditeurs que pour continuer il aurait fallu commencer.
XIV INTRODUCTION
juxtaposés, mais on nous informait de la provenance de chacun de ces extraits, soit par des notes, soit par des annexes.
Les inconvénients de cette méthode sautent aux yeux. Rien n'est plus confus, rien n'est moins précis qu'un discours présenté de la sorte; le lecteur ne sait jamais au juste de quel recueil provient le passage qu'il a sous les yeux, il se perd au milieu de ces pièces et de ces morceaux plus ou moins bien coordonnés. Rien n'est moins scientifique en même temps, car si l'on peut à la rigueur insérer toutes les additions nécessaires, il est impossible de noter toutes les variantes, indispensables à qui veut restituer le texte primitif. La méthode qui consiste à imprimer en annexe les trois ou quatre comptes rendus différents qu'on a utilisés ne peut être admise, car on a l'air ainsi d'inviter le public à faire un travail qu'on aurait dû exécuter soi-même, et de plus, pour que le procédé ait sa valeur entière, il ne faudrait pas se borner à faire suivre tel discours restitué de trois ou quatre comptes rendus, mais bien de tous les comptes rendus existant. Une édition des œuvres oratoires de Danton ainsi comprise comporterait la réimpression partielle de tous les journaux révolutionnaires ! Quant aux variantes promises, de-ci, de-là, les éditeurs ont bien essayé d'en indiquer quelques-unes, mais il est permis de dire qu'ils n'ont pas exécuté la centième partie de leur tâche (1).
Donc, malgré le caractère officiel des Archives parlementaires, malgré les millions dépensés et le papier noirci, les historiens qui veulent se rendre compte du rôle joué par Danton (ou par tout autre de ses collègues) dans les
(i) On pourra s'en rendre compte en comparant par exemple le texte des discours prononcés le i^"^ avril 1793 tel que nous l'avons établi (Cf. pp. 331 à 369) et le texte des Archives parlementaires. (Les auteurs de cette publication ont jugé superflu de « piquer » plus de trois notes, dans le premier discours, et plus de quatre dans le second.)