‹ Discours de l'Hon. Sir John A. Macdonald, C.C.B., en présentant le projet de loi pour mettre à effet le Traité de Washington en ce qui concerne le Canada [microforme]Chapitre 2 sur 9 · ET · texte numérisé non relu

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ess

eg rt et mtt :

1 8 | les deux pays, et aussi de représenter | trouvait naturellement très-intéressée toye (| aux Etats-Unis les dommages souf-| dans les grandes et graves questions détr | ferts par le Canada de la part des|qui bouleversaient alors l’Europe, et auri | citoyens des Etats-Unis qui avaient |se tronvaiten danger de se voir en- tance | envahi notre territoire. traînée par quelque complication dans (app | Avart que le gouvernement de Sa | des relations hostiles avec quelqu’une em Majesté eût réellement,conformément| des puissances alors en guerre. et elle aur à sa promesse, fait aucune représen-|compranait—et je ne parle ici que de tation surces deux sujets au gou-|ce qui doit être évident pour chaque Can vernement des Etats-Unis, l’Angle-! membre de la Ghambre—qu'elle ne que: terre avait été engagée, en son |pouvait présenter ou affirmer ses opi. autr propre nom, dans une controverse | nions avec la même liberté d'action cer d'une nature très grave. L'on savait tant qu’elle saurait, et tant que les entr que ce que l'or désignait générale- autres nations le sauraient aussi, que ete ment sous le nom de «réclamations | dans le cas où elle serait malheureu- eu g de l’Alabama » était un sujet de dis-| sement placée dans une position d’hos par cussion entre les deux puissances ; | lité contre une nation quelconque, le a fi qu’elle comportait les plus graves gouvernement des Etats-Unis serait poin conséquences, et que jusque-là les forcé, par le peuple et la presse des peu résultats de cette discussion étaient Etats-Unis, et dès le moment qu’elle du C d’une nature très peu satisfaisante. |serait engagé dans un conflit mortel ries Une tentative pour régler la ques-| avec une autre nation, à demander le régl tion avait été faite var ce que l’on | règlement de ces réclamations de "tion appelait le traité Johnson Clarendon, | l’Alabama. C'est pourquoi, M. l'Ura- faise mais ce traité avait été rejeté par les, teur, l'Angleterre désirait aussi vive- #le Ci autorités des Etats Unis. Tant que| ment le règlement de cetie grande dem cette question ne seraitpas réglée entre question, et c'est pourquoi aussi les l'occ les deux pays, il était impossible que | aueslions particulières au Canada au $ les anciennes relations d'amitié qui|furent accouplées aux grandes ques- ques existaient entre eux fussent rétablies, | tions d'intérêt impérial. Il et l'Angleterre comprit qu’il était de} Et, Monsieur, à mou avis, il était cette la dernière importance que ces rela-| encore plus important pour le Canada pou“ tions amicales fussent rétablies. Non-| que pour l’Angieterre, ou üu moins ouvi seulement elle désirait être dans les | aussi important, que la question de aus | meilleurs termes d'amitié avec une|l’Alabama fût réglée. (Applaudisse- Elle nation qui lui était aussi intiriement ments.) avec rattachée par tous les liens—par une] L’Angleterre nous avait promis, et et ce origine commune,par un intérêt com-| nous avions pleine confiance en cette cuti mun, par un langage commun—mais | promesse, qu’en cas de guerre toutes ter encore il était de son intérêt que tout les forces de l'empire seraient em- men nuage disparût entre elles. parce | ployées à notre défense. (Applaudis- Ja

qu’elle avait raison de croire que sa

position vis-à-vis les autres grandes

* puissances en était gravement affec-

tée, par la connaissance qu’avaient

ces puissances de l’état de ses affaires avec les Etats-Unis.

Le prestige de la Grande-Bretagne comme puissarce de premier ordre était sérieusem. 1t compromis par l’ab gence d’une entente cordiale entre les deux nations.

Il y a deux ans, l'Angleterre se

sements.) Quelle aurait été la position de l'Angleterre, et quelle aurait été la position du Canada, si elle avait été appelée à employer toutes ses forces pour nous défendre pendant qu’elle aurait été engagée ailleurs dans un conflit? Le Canada serait naturellement, dans un cas de guerre entre Angleterre et les Etats-Unis, le champ de bataille entre les deux pays. Nous en aurions été les victimes; notre pays aurait été dévasté, nos conci-

pr Can

ntéressée Juestions urope, et

voir ention dans elqu’une re. et elle i que de * chaque elle ne r ses Opid'action , que les ussi, que heureuon d'hos.

onque, le is serait resse des t qu'elle t mortel 1ander le tions de M. l'Orassi vivee grande

aussi les

Canada des ques-

,il était Canada

en cette re toutes ent empplaudisla posi-

; notre S conci-

, détruites; el

toyens massacrés, et nos propriétés bien ace l'Angleterre aurait, je crois, sous toutes circonstances, fidèlemen! rempli sa promesse (applaudissements). elle aurait été fort embarrassée de le faire autant qu’elle aurait pu le désirer.

[1 était donc autant de l'intérêt du Canada que de l'Angleterre que la question de l’Alabama et toutes Îles autres questions qui pouvaient mena cer de troubler les relations amicales entre les deux pays fussent réglees ; et en conséquence. bien que je partage

eu grande partie les opinions émises

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