‹ Discours de l'Hon. Sir John A. Macdonald, C.C.B., en présentant le projet de loi pour mettre à effet le Traité de Washington en ce qui concerne le Canada [microforme]Chapitre 4 sur 9 · ARR OO TR A AU RAGE · texte numérisé non relu

ARR OO TR A AU RAGE

tat. L'ambassadeur anglais proposa de nommer une commission chargée d’examiner la question des pôcheries.

Le gouvernement des Etats-Unis, je n’en ai aucun doute. bien que je ne le sache pas comme fait positif, par une entente amicile entre les deux puissanc:s, répondit er accédant à cette proposition, à condition que les sujets de différends plus graveset plus |importants fisseat aussi l’objet de négociations. C’est ainsi, monsieur, que furent effectués les arrangements en vertu desquels le traité de Washington a été conclu.

J’ai déjà dit qu'il était de la plus grande importance pour le Ganada, et pour sa paix etprospérité futures, que |tous les nuages qui menaçaient la paix de l’Ang'eterre et des Etats Unis fussens dissippés, J'ai été frappé d'une expression dont se servit un homme d’État anglais en me parlant de cette

| question, lorsqu'il disait th celles des puissances Hope ennces qui n’é-

taient pas trop bien disposéé s envers l'Angleterre avaient appris avec elfroi que l'entente cordiale entre les deux

nations devait être rétablie, (écoutez !

écoutez !) et vous avez vu signaler äans les Journaux les démarches

actives faites par une puissance, ou par le représentant d’une puissance dans le but de prévenir cet heureux résultat ; (écoutez ! écoutez !) et bien que M. Catacazy ait été désavoué par le | le gouvernement russe.de la même ma nière que ce pauvre Vicovich Pavait été dans . :2 autre occasion, lorsqu'il était l’orga ve de la Russie en Orient, je ne puis m'empêcher de croire qu il n’a éle puni que parce que son zèle a dépassé sa prudence. É puis répondre de ses démarches actives pour eu.

pêcher que le traité de WW shington ne reçût la sanction du Sénat des Etats- Unis. | Ecoutez ! écoutez]

Donc, tandis que l'Angleterre était fortement intéressée au reglement de ces questions, tant pour elle-même que pour le Ganada, Les Etats-Unis y étaient aussi intéressés et firent des ouvertures dans un esprit très amical.

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Je crois que le peuple des Etats-Unis désirait réellement rester en bons ter: mes avec l'Angleterre. Je crois que le sentiment d’irritation qui avait été causé par les malheureux événements de la guerre, et par l'évasion de l’Alabame, était presque entièrement dis- | paru, et j'espère et Je pense que le peuple des Etais-Unisétait alorset est encore aujourd'hui fortement en faveur Ce l’étabiissemant de ‘elations amicales permanentes entre les deux nations. De plus, ils avaient encore un autre intérêt à régler toutes les g'iestions en contestation. Tant que les Etats-Unis ec l'Angleterre n’étaient pas en bons termes, tant qu'ils se tenaient à distance l’une de l’autre, les effets publics des Etats-Unis en sauffraient beaucoup en Europe. Nonseulement les fonds des Etats-Unis comine tout, maïs les effets de chacun des Etats de l’Union. et ceux de toutes les entreprises américaines qui recherchaien: les marchés européens, souf-

qui que ce fût. Ma réponse fut que je serais grandement embarrassé si je devais absolument la tenir en secret relativement à mes collègues, et que sous aucune circonsiänce je n’accepterais la position sans leur assentiment. Je reçus ensuite la permission de la faire connaître, et j'obtins leur consentement à ce que je servisse sus la commission.

Cenen” ant, avant d'accepter, je saisis l’occasion, pour ma propre information et satisfaction, de demander par l’entremise de Son Excellence quels étaient les points sur lesquels l'Angleterre etle Canada s’entendaient ou différaient entre eux au sujet des pêcheries. La réponse, envoyée par le câble, fut courte, mais satisfaisante

our moi. Elle fut ensuite donnée au long dans la dépêche du 16 février 1871. Il y était dit en peu de mots qu’il était naturellement impossible au gouvernement de Sa Majesté de

s'engager à faire prévaloir aucune

fraient des relations gênées entre les | conclusion arrêtée d'avance; que deux nations. Elles étaient donc prêtes | comme c’était une matière à négociaà se rencontrer l’une l’autre dans cette | tion, ni l’un ni l’autre gouvernement

négociation.

. Mais pour continuer l’historique ces | circonstances qui ont immédiatement précédé la formation de la haute commission mixte à Washington, je dirai que le ler février 1871, une commu-

ne pouvait donner des instructious inflexibles à leurs représeutants,parce que cela auraitempèché jusqu'à l’idée d'une négociation. Mais la dépêche poursuivait en disant que le gouvernement de Sa Majesté regardait notre

nisation me fut faite par Son Excel. | droit aux pêcheries des côtes comme lence le gouverneur-général, au nom | incontestable ; qu’il croyait aus : que du gouvernement de <a Majesté, me | n0S prétentions à l'égard des promondemandant si, dans le cas où il serait|tolres étaïent Jjust*s, mais qu'elles nommé une commission mixte pour | Pouvalent très-bien 1ai12 le sujet d’un

régler toutes les questions entre l’An- | gleterre et les Etats-Unis, je consentirais à agir comme membre de cette <ommissicn. Je mentionne la date parce qu'on l’a demandée. Cette communication me fut faite verbalement, et elle était fondée sur une dépêche télégraphique adressée à Son Excellence, mais qui ne peut être imprimée ni soumise à la Chambre pour des rai.

sons que la Chambre comprendra facilement. Cette communication était d’abord pour moi seul, et il ne m'était pas même permis d’en parler alors à

compror.is.

Elle ajoutait que le gouvernement de Sa Majesté croyait que, comme matière de droit stricte, nous pouvions défendre aux pêcheurs américains d'entrer dans nos ports pour des fins de commerce et de négoce, et qu'ils ne pouvaient entrer dans n9s eaux que pour s’y procurer, aux termes mêmes du traité, de l’eau, du bois, et un abri; mais que ce serait là, dans l'opinion du gouvernement de Sa Maïesté, une interprétation trop rigoureuse äu traité, et que ce

“voi

Vrosi taie que

e fut que je rassé si Je r en decret ues, et que je n’acceput assentipermission 'obtins leur ervisse sus

pter, je saiopre infor- : demander Excellence r lesquels entendaient u sujet des oyée par le atisfaisante donnée au 16 février eu de mots impossible Majesté de [oir aucune yance ; que e à négociauvernement instructious utants,parce asqu'à l’idée la dépêche e le gouverardait notre Ôtes comme it aus : que des promonais qu’elles e sujet d’un

uvernement ue, comme

nous pouleurs amérirts pour des > négoce, et er dans n9s rer, aux tere l’eau, du ue ce serait nvernement terprétation , et que ce

: droit pourrait aussi l'aire le sujei d’un compromis.

} En lisant cette dépèche, je ne pou- : vais avoir aucune hésitation, comme membre du gouvernement, à accepter la position, à laquelle mes co!le- } gues donnaient leur assentiment, de plénipotentiaire à Washington, parce ‘que, comme matière de droit, nos vues sur ces trois points étaient reconnues comme justes, et la question

ne présentait plus arcun embarras |

par le fait que les Canadiens avan-

çaient des prétentions que le gouver-

nement impérial n'aurait pas pu appuyer. (Ecoutez ! Ecoutez!)

Lorsque la proposition me fut faite en premier lieu, je dois avouer que je me trouvai assez embarrassé et que tj'éprouvais une grande répugnance à faire partie de la commission. de fis remarquer à mes collègues que je se- .rais seul sur cinq; que je me trouve.

rais exposé à voir mes opinions Constamment repoussées dans nos discussions, et que je ne pouvais absolu ment pas y apporter un poids suffisant à cause de mon isolement. Je sentais aussi que je ne recevrais pas de mes adversaires politiques en Canada l’appui qu’un fonctionnaire allant à l’éranger pour y représenter son pays reçoit généralement et auquel il a le droit de s'attendre. (Ecoutez ! écoutez!

Je savais que je serais le noint de mire des attaques de nes adversaires, et cette Chambre a pu voir que mes pré- “visions se sont réalisées. Je savais que l’on ne me rendrait pas justice.

[Ecoutez ! Ecoutez !] Je savais que la conduite que l’on avait tenue envers moi depuis des années et ôes années serait encore la même,et en conséauence il me fallait y réfléchir sérieusement avant d'accepter la position.

. Cependant, messieurs, le sentiment du devoir l’emporta(applaudissements) et mes collègues me représentèrent aussi que je manquerais à mon devoir envers mon pays si Je refusais la rosition qui m'était offerte; ils ajou- Mtaient que si, par crainte des cunsé-

| position que j'occupais dans l'estime | de la population canadienne, je refu- | sais de remplir ce devoir, je serais indigne de la confiance dont je jouissais depuis si :ongtemps de la part d'une grande partie de cette population.

(Ecoutez! Ecoutez!) Que dirait-on, disaient mes collègues, si. en conséquence de votre reius, le Canada n’é6tait pas représenté dans la commis- | sion, et sises intérêts dans ces questions étaient sacrifiés par défaut?

| L’Angleterre, après avoir offert cette position au premier ministre, et après qu’il l'aurait refusée, aurait été parfaitemeni tibre d'orgauiser la com- ‘ mission et de régler toutes ces questions sans que le Canada y fût représenté, et ceux mêmes qui m'attaquent aujourd'hui parce que j'y suis allé et ai suivi une certaine ligne de con:duite, auraient crié tout aussi haut et auraient été tout aussi acerbes dans leurs reproches, si j'avais négligé ies intérêts du Canada et refusé de prendre la responsabilité d'affirmer ses droits à Washington. (Anplaudissements.}

Sachant donc, ainsi que je viens de le dire, quelles seraient pour moi les conséquences de mon acceptation de cette charge.et prévoyant les attaques qui seraient faites contre moi, j'adres sai une lettre à Son Exceilence le Gouverneur-Général,lui exposant les difficultés de ma po:-itien, et lui disant que je n’acceptais que par un sentiment de devoir. (Ecoutez !

Ecoutez !)

En arrivant à Washington, je trouvai un même désir général chez les deux parties dont se composait la haute commission mixte, je pourrais même dire un désir égal de la part des commissaires des Etats-Unis et de celle descommissaires anglais,que toutes les questions f 1ssent réglées,autant que les deux gouvernements pourraient le faire. L'on désirait spécialement en arriver à un règlement.

IL était très facile aux commissaires, ou aux gouvernements par l’intermé-

‘quences, par crainte de sacrifier lai diaire de leurs représentants, de faire

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