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les pêcheurs américains et les pêcheurs canadiens même possible, serait détruire ou nuire considérable.
ment au grand objet àes négociations qui était de rétablir des relations amicales et bienveillantes entre les deux nations, et en conséqu:1ce le gouvernement de Sa Majesté insista pour que ces questions fussent écartées, et qu’on trouvât quelque autre mode de règlement sous forme de Compensation au Canada.
Les protocoles démontrent,M. l'Orateur, que le gouvernement des Etats- Unis, par ses commissaires, fit un pas considérable, ou au moins un pas vers la réciprocité, en offrant ie donner en échange de nos pêcheries des côtes d’abori le droit de pêcher dans leurs eaux, quoi que cé droit pût valoir, et ensuite d'admettre le charbon, le sel, lie poisson, et après 1874 le bois de service du Canada, francs de droits.
Ils offraient la réciprocité au sujet de ces articles Les commissaires anglais dirent, au nom du Canada, qu'ils ne considéraient pas que cela fût un Jus:
te équivalent des droits de pêche demandés. [ÉcouL:z ! écoutez !]
Il n’est pas nécessaire que j'entre dans toutes les discussions et argumentations faites à ce sujet, mais Îles commissures anglais firent remarquer que déjà l’une des branches de la Kégislature des Etats-Unis avait passé une mesure déclarant le charbon etle sel libres de droits, et qu’elle était prête à passer dans l’autre branche, le Sénat. On croyait alors que le congrès américain, pour ses propres fins et dans l'intérêt du peuple américain, était sur le point d'enlever les droits sur c2s articles, et en conséquence cette remise ne pouvait pas du tout être regardee comme une compensation, puisque le Congrès allait euiever ces droits, qu'il y eût un trai té ou aon. Ensuite, au sujet du droit sur le bois de service que l’on offrait d'enlever en 1874, nous fimes remar.
quer que près d’ur tiers de tout le le temps que le traite devait durer 8e.
rait expiré avant que le droit ne fût
enlevé des bois de service. Les commissaires exposèrent que sous ces Circonstances cette offre ne pouvait être regardée comme équitable, et que le Canada avait justement droit de de:
mander une compensation en sus de ces arrangements réciproques pro:
posés. Or, M. J'Orateur, avant que la proposition ne fût faite, j'étais en communicaticn avec mes collègues. Le gouvernement canadien désirait vivement que l’objet primitif fût obtenu,—que si nous ne pouvious avoir lä réciprocité teile qu’elle existait en 1854, rous devions avoir la faculté Ge conserver 108 pêcheries et que la question en litige fût réglée ; mais le gouvernement de Sa Majssté, s’armant de la puissante raison que s’il se rendait à notre désir il ne pourrait mener le traité à bon terme, le gouvernement canadien dit, bien qu’à contre-cæur, que dans le désir de seconder les vues du gouvernement de Sa Majesté autant que possible, et enfin que l’on ne pût dire en Augleterre que pour satisfaire un désir égoïste d'obtenir tout ce que nous aésirions, nous avions fait échouer
les elforts du gouvernement anglais:
pour s'assurer la paix, nous consentines à ce que la proposition dont Je viens de parler fût faite—et en conséqueuce cette proposition fut faite aux États. Unis.
Bien que Je ne le sache pas d’une matière certaine, j'ai raison de croire cependant, que n’eût été la conduite de cette législature à sa dernière session, UOuS passerions malnuienant un acte dans le but de ratifier un traité par lequel le charbon, le sel et
| le bois de service du Canada seraient reçus aux Etats-Unis libres de droits.
[ Ecrutez! écoutez ! | J'ai raison de croire que, si ce n’eût été de l’intervention de cette législature— et je parle maintenant de mes amis aussi bien que de mes adversaires politiques—les conditions qui furent offertes par les Etats-Unis formeraieni partie du traité, au lieu d’êtrecomme il est maintenant. | Applaudissement. ]
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