‹ Discours de l'Honorable E.-James Flynn, prononcé à l'Assemblée législative aux séances des 8, 13 et 16 mai 1884, en réponse aux reproches de l'opposition d'avoir voté en 1879, contre le gouvernement Joly [microforme]Chapitre 4 sur 10 · REA AL · texte numérisé non relu

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pour tout député qui aime à agir honnêtement et par conviction,. dans l'intérêt du pays.

« Depuis que j2 suis au pouvoir, mon ambition a été de mériter la confiance des hommes honnêtes et intelligents, et ce n’est pas moi qui trouverais à redire à votre manière de voir.

« Veuillez accepter, mon cher monsieur, l'assurance de ma considéralion.

« Votre dévoué serviteur,

CH, G. Jozy. »

Maintenant, je le demande, qu’ai-je fait pour mériter les calomnies dont on m’abreuve depuis cinq ans, pour qu’on ne cesse de discuter mes actes? On parle de flétrissure.....Qui peut flétrir, qui a ce droit ici? Les honorables membres de l'opposition ? Où ont-ils donc pris ce droit ? En 1879, M. le président, j'ai été élu par acelamation lorsque je me suis présenté devant mes électeurs, après mon entrée dans le gouvernement Chapleau. On n'a pu trouver un seul homme pour me combattre devant ces électeurs intelligents. En 1881, partout, dans tout le reste de la province, on a fait une geurre à mort au cabinet-Chapleau. J'ai encore été réélu par acclamation.

Et, enfin, j'ai été réélu en avril dernier, par une écrasante majorilé.

Cette fois, on a voulu essayer ses forces. On a trouvé un candidat, et, pendant un mois, on m'a soumis à toutes les vexations possibles. On a employé contre ma candidature les moyens les plus indignes, tout en répandant par milliers d'exemplaires, une feuille qui se nourrit de mensonges et de calomnies. Malgré cela, j'ai été réélu par une immense majorité. Si ce sont là des flétrissures, j'ai donc été flétri trois fois ; deux fois à l'unanimité de mes comm'{tants, et la dernière, par une immense majorité. J'ai raison de dire que ma position est meilleure que celle qu'occupent mes détracteurs. Je n’ai pas besoin de me défendre, lorsque je reçois des marques si manifestes de la confiance de mes électeurs et du pays. ;

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Je ne faisais pas partie du cabinet précédent, celui de M. Mousseau, Mais on semblait sympathiser avec moi, on m'adressait des paroles bienveillantes. Mais, depuis que celle session est commencée ; l’opposition n’a pas cessé de m'atlaquer. Avec ce système de dénigrement vioient on arrivera à me rendre plus fort que jamais, car le peupie, qui est bon, ne se laissera pas entrafper par ces violences et ces calomnies ! Que mes adversaires continueut donc ; c’est grâce à leurs attaques peut-être que je suis arrivé à la position que j'occupe.

M. le président, l'honorable chef de l'opposition (M. Mercier) s'amuse à attaquer tous les gouvernements conservateurs. Il prépare peut-être des fouets pour les mains des intransigents qu’ ameute aujourd’hui contre moi. Dans trois ou quatre ans, peutêtre s'ègera-t-il avec les conservateurs ! Il a toujours été conservateur.

Il n'y a pas un homme qui ait plus dénigré les rouges que lui:

Qu'on ouvre le Journal qu'il a rédigé depuis 1862 jusqu’à 1867, et on en verra de belles. Le fait est que toute sa vie est une suite de contradictions. Je ne veux cependant pas le juger ni le faire juger par ce qu'ont dit de lui ses adversaires. Non, mais je ferai mieux, car l'honorable chef de l'opposition a écrit son histoire de sa propre main. Quand on voit l'honorable député de Lotbinière l’applaudir, on ne peut s'empêcher de nenser à la fable de la biebis et du loup.

k Quand l'honorabie député de Saint-Hyacinthe fulminait, dans son journal, contre certains hommes, le représentant de Lotbinière les défendait, ces mêmes hommes, contre ses attaques. Ces hommes qui étaient si impopulaires, ils le devaient au député de Saint-Hyacinthe. Comme rédacteur-en-chef du Courrier de Saint- Hyacinthe, c'est lui qui portait la responsabilité de la rédaction de celle feuille. Il a écrit contre les Letellier, les Laframboise, les Huntingdon, les Sicotte, et tous les autres hommes politiques dont le parti libéral s'énorgueillit.

* Si je prenais, pour baser un jugement sur l'honorable chef de l'opposition, les dires du Pays et du journal de Saint-Hyacinthe,

Ce

rédigés par des libéraux, j'en aurais une bien triste opinion ; mais je serais injuste. Je tiens à ne mettre devant la Chambre que des faits dont on ne puisse nier l'authencité.

En 1862 l'honorable député de Saint-Hyacinthe a débuté comme un conservateur très convaincu. ‘’ai éludié les documents qui se rapportent à ces faits et je puis en parler en connaissance de cause. Il a continué de défendre ce parti jusqu’en 1864, et en 1866 il y est revenu.

Mais, en 1872, ce conservateur ardent est descendu dans le comté de Rouville pour combattre le parti conservateeur, et il fut élu à une faible majorité. Pendant que son chef de la veille, Sir George Cartier, faisait une lutte terrible à Montréal contre M. Jetté, il contribuait de toutes ses forces à faire battre celui qu’il avait adulé.

De 1866 à 1872, l'honorable député avait trahi son parti et ses chefs. Lui qui avait défendu Cartier partout, il allait se joindre

‘à ses adversaires les plus acharnés et le faire battre par ceux-là

même qu'il avait conspués, méprisés el livrés à la vindicte populaire. C’est quand Cartier est au plus fort d’une luite des plus ardentes, qu’il va lâchement le frapper et travailler à sa défaite.

En 1874, Rouville le renvoya à sa clientèle. En 1878, il tente la fortune à Saint-Hyacinthe, mais il est baltu. En 1870, à la suite de la mort de M. pachand, ilse présente de nouveau, et, cette fois, il réussit grâce au fait qu'il est ministre. Personne ne connaissail son histoire. Moi, je croyais qu'il n'avait jamais changé de parti !

En 1879, il pensait comme moi sur la situation politique. Et en 1881, il ne voulait pas se présenter, se désintéressant par là même du sort du parti, où des convictions qu'il défend avec la vigueur et le zèle d’un néophyte. Pour le décider, il a fallu lui donner ce qu'il a appelé lui-même carte blanche. Il voulait alors

l'abolition du Conseil législatif, et il énonçait cette pensée avec

tant de force que j'étais ému de ses accents.

‘Il tendait encore la main à ses adversaires, prouvant par là même qu'il avait encore un cœur conservateur ! Quand. ils ont

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vu cela, les libéraux, craignant une nouvelle défection, ont cloué:

son drapeau au mât libéral, pour me servir d'une expression qui rend bien ma pensée, Depuis ce temps-là on l’a vu combattre contre les amis de son parti. Le fait est que j'ai eu des sympathies pour lui. Nous savons tous Ja position que le député de

Saint-Hyacinthe occupe vis-à-vis du sénateur Rosaire Thibaudeau :

et quelques-uns des autres chefs libéraux à Montréal. Je ne crois pas qu'un autre homme que lui aurait pu en endurer autant. Les choses en sont venues à un tel point qu’il s’est cru obligé de dire ; il faut choisir entre moi et les poseurs au radicalisme.

Le 25 janvier 1883, il écrivait à son ami, M. Poirier :

«Les libéraux auront à choisir entre un des chefs et quelques rares poseurs au radicalisme, les pires ennernis des libéraux dans tous les pays.»

Et, le 3 juin 1883, il adressait une lettre à MM. Aurélien Cau-

chon et autres, dans laquelle il disait :

«Mes ennemis vont Lenter un mouvement contre moi au Club national demain soir (mardi). Il faut les écraser. Seriez-vous assez bon pour donner un coup de main afin d'avoir mes amis présents ? Il faudrait écraser cette clique de la Patrie, si l’on veut faire quelque chose.

«À vous, «Honoré MERCGIER. »

« Cette clique qu’il veul écraser, » se compose de MM. Thibeaudeau, Beaugrand, et autres chefs libéreaux. Il n’y a rien d’étonnant à ce que ces Messieurs n’en veulent pas ; ils se souviennent encore de la lutte qu’il leur a faite de 1862 à 1866.

A six heures la séance est suspendue jusqu’à huit heures.

M. le président, à six heures j'étais à parler de la conduite de Fhonorable chef de l'opposition à mon égard. Un accusé doit se défendre, quand sa défense surtout offre au tant d'avantages que

la mienne. Voltaire a dit: Mentez, mentez, il en restera tou-

jours quelque chose. » Cette infernale maxime est mise en pratique à mon préjudice.

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. J'ai longtemps gardé le silencé, mais il arrive des circonstances vu on ne saurait laissser sans réponse des accusations qui s'adressent à nos amis et au parti avec lequel on marche.

Comme je l'ai déjà dit, je ne veux pas sortir du domaine aue me fournissent les Documents et le Journal de la Chambre.

On a dit l’histoire des différentes administrations qui se sont succédées au pouvoir depuis 1867, et surtout du cabinet Chapleau. On a voulu faire ressortir ma conduite en 1879. Ilya cinq ans que cela s'est passé, et on y revient encore tous les jours comme si c'était de l'actualité. Jamais, en Angleterre, un pareil système ne s’est vu. Ici, certains hommes croient avoir fait un grand coup lorsqu'ils ressassent continuellement le même sujet. Il est malheureux qu'ils s’oublient au point de se donner ce plaisir douteux.

L'honorable chef de l'opposition aurait dà être le dernier à m'attaquer, lui qui a eu tant à souffrir des persécutions de ses propres amis. Son autorité comme chef a été même contestée. Aussi je n'ai pu m'empêcher de faire contraster sa conduite avec la mienne, et, de cette comparaison, je suis arrivé à cette conclu sion que l'honorable député de Saint Hyacinthe n’occupe pas la position qu’il devrait occuper en celte province. Il s'apercevra, s’il n’en a pas déjà des preuves, qu’il se trouve en compagnie de gens avec lesquels il y à entre eux et lui une grande divergence d'opinion.

Je ne désire pas fatiguer la Chambre, mais il est bon, il n’est que juste que nous répondions aux atlaques qui sont dirigées contre nous. On m'a attaqué, et il est juste qu’à côté l’on trouve

la défense.

L'honorable député de Saiut-Hyacinthe a écrit de belles choses en faveur de la cause conservatrice. Comment donc en un vil plomb l'or pur s’eit-il changé ? Il y a eu un temps où le drapeau conservateur élait à ses yeux le drapeau national, à l'ombre duquel il a combattu et qu'il désirait toujours défendre,

Pour repousser ces attaques, je ne me sers pas des accusations de ses amis où de ses adversaires de la veille. Non, M. le pré-

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dent, qu’on lise le Pays et l'on verra les opinions de ceux qu sont maintenant ses amis. En 1866, le chef de l'opposition fai. sait une profession de foi politique telle que je n'en ai jamais vue,

La voici, empruntée au «Courrier de Saint-Hyacinthe » du 27 février 1866 :

Aux lecteurs du «Courrier de Saint-Hyacinthe » :. « Pas n’est besoin de dire que les principes qui dirigeront la collaboration et inspireront la rédactiuon du «Courrier» sous le nou

veau régime dans lequel il entre, seront les principes conservaeurs, tels qu’entendus et compris par l'école catholique, dans

l’ancien comme dans le Nouveau Monde... .............. REA

« Les principes conservateurs ont subi l'épreuve et reçu la sanction de siècles ; ils sont tout à la fois, la garantie du pouvoir et la sauvegarde des libertés ; la force de la loi et la protection des nationalités. Leur drapeau est celui de la conscience et du devoir ; leur école, celle du patriotisme et de la religion. »

Il y a là tout un programme conservateur, et c’est le chef actuel du parti libéral qui écrivait cela! Ses amis doivent se demander quelle position ils ont vis-à-vis de lui. Lui, qui a contribué plus que tout autre à déprécier les hommes qui étaient les chefs natuals de ce parti, même le grand Letellier, et dont il nous disait que la mémoire était vengée ! C’est lui qui a été, jusqu’en 1872 le plus grand ennemi de cet homme dont il fait aujourd’hui la louange. Que n’a-t-il pas dit contre l'honorable M. Laframbroise ?

En voici un échantillon :

«En devenant membre du ministère Macdonald-Dorion, M. Laframboise se rend solidaire des actes et de la politique de ses collègues ; en acceptant ce portefeuile, il endosse la position que le ministère fait au Bas-Canada, et il se rend responsable comme les autres ministres.

« Ce qui veut dire que M. Laframboise a trahi le Bas-Canda es qu’il a foulé aux pieds les intérêts de ses compatriotes, de sa patrie, pour un portefeuille de cinq mille piastres. »

En 1608 lorsqu'il était soupçonné de tergiverser en politique,

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on lui a demandé une profession de foi afin de rassurer les conservateurs, et l'honorable député écrivait ce que je vais lire : C'est à la date du 26 avril 1866 :

« Les principes conservateurs ont subi l'épreuve et reçu la sanction des siècles ; ils sont tout à la fois la garantie du pouvoir et la sauvegarde des libertés : la force de la loi et la protection des nationalités. Leur drapeau est celui de la conscience et du devoir : leur école celle du patriotisme et de la religion.

« Ainsi s’exprimait la collaboration du «Courrier » il y a deux mois, lorsqu'elle prenait la rédaction de cette feuille, Ainsi peut-

elle et duit-elle s'exprimer encore aujourd’hui...

M « La population canadienne française est et doit rester conserill vatrice ; l'élément conservateur domine, il faut lui conserver sa domination ; l'esprit conservateur fait de nous un peuple moral et honnête ; tenons à ce double brevet de respectabilité qui nous a déjà valu tant d’appréciations flatteuses, mais justes.

| « La Providence semble avoir placé la réalisation de nos granji des destinées dans la conservation de l’idée salutaire qui a, jus-

| qu'à ce jour, inspiré tous les acts importants de notre politique ; qui nous a donné force et courage dans les grands jours de mal” 1e heurs dont le souvenir est consigné dans nos annales historiques, ( qui a assuré la victoire d’une nationalité qui s’immortalise dans la iutte au lieu d'y mourir.

| | «L'esprit conservateur fera de nous un peuple distinct, et les {is principes qu'il protège et défend, en nous rendant forts, nous maintiendront dans la conservation des institutions qui sont la meilleure et peut-être la seule garantie de notre nationalité. (1) « Nous devons tous travailler à l'extension pratique de cette | | (x grande idée conservatrice, à l'augmentation de sa ‘orce morale | et à la propagation sûre du principe qu'elle protège. Elle peut | sauver notre nationalité dans les jours d’orages et de tempêtes . qui se préparent à l'horizon. C’est par le patriotisme et l'intelligenceque les natonalités se soutiennent, vivent et prospèrent ;

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elles principes conservateurs ont toujours abrité ces deux grandes choses qui éclairent et sauvent les peuples. »

Et il terminait ainsi cet article !

« Quant à nous, quoi qu'il arrive, nous serons toujours fidèles à ces principes ; nous les défendrons avec une ferme indépendance ; leur drapeau sera le nôtre dans l'avenir comme il l'a été dans le passé ; il nous servira de guide, et l’idée placée à l’ombre de sa protection sera notre inspiration... ..,....

« Tout ce que nous avons écrit jusqu’à ce jour n’a pas voulu

dire autre chose, et nos amis ne doivent pas attacher d'autre sens à nos paroles. »

Et le 28 avril 1866, il ajoutait : Ù

« Nous avons confiance dans les chefs du parti conservateur, et nous aimons à croire que les craintes du Canadien ne se réaliseront pas, et qu'il s’apercevra lui-mème qu'il a été trop prompt à jeter de cri d'alarme. »

Ainsi, de peur que la conscience de ses amis Tes conservateurs ne fût troublée, il donne une profession de foi des plus ceftégoriques. Est-il capable de trouver une seule parole qui soit en contradiction avec ce que j'ai dit jusqu’à aujourd’hui ? Quand je me suis présenté à Gaspé, j'ai dit que j'étais contre le parti rouge qui avait à sa tête Borisn et les autres chefs alors dans l'arène politique, et que j'attendais être libre si j'étais élu. Quand j'ai reçu lé mandat des électeurs de Gaspé, et que je suis venu ici pour en accomplir les devoirs, j'étais libre comme je déclarais devoir l'être. J'ai aidé le gouvernement Joly à surmonter les obstacles qu'il a rencoutrés pendant son règne, mais je n'ai pas sacrifié un seul principe. Le chef de l'opposition peut-il en dire autant? Non, car on trouve une contradiction flagrante entre sa conduite au début de sa carrière et celle d'aujourd'hui. Il approuve ce qu’il a condamné et condamne ce qu’il a approuvé, Il fait maintenant ce qu'il reprochait aux autres, et ce qu'il trouvait alors injuste et tyrannique il l’emploie vour combattre ceux qui ne lui plaisent pas. Ilse sert des armes qu'il repoussait. A preuve,

les lignes suivantes que j'extrais d’un autre écrit que l'on trouve dans le même journal, à la date du 8 avril 4866 :

« Le plus grand crime dont un homme puisse se rendre coupable à leurs yeux, c'est de ne pas penser comme eux, ef la plus grande erreur dans laquelle il puisse tomber, c’est de les croire dans une fausse route et de les penser capable de faire une fausse appréciation et de porter un jugement erronné.

« Vous êtes leur ennemi du jour où vous ne penser pas comme eux, un traître du moment que vous vous affranchissez du joug qu'ils voudraient vous imposer. Quand vous étes assez hardi pour leur dire qu’ils se trompent, ils vous prennent pour un imbé. cile, ou un maniaque ; quand vous leur dites qu’ils sont fanatiques enragés, ils prient le ciel de vous pardonner parce que vous ne savez ce que vous dites. |

« Ces hommes n'ont guère d'opinions et encore moins de convictions ; ils n'ont que des préjugés. Ils ne voient dans les ministres que des traîtres et dans les membres de l'opposition que des ambitieux. L'injure est leur arme favorite, la chieane eur désir, et la haine leur bonheur, »

En 1864, il écrivait encore :

« Le triomphe du parti conservateur sera un beaw et grand triomphe, parce que ce triomphe sera le triomphe du pays et de ses intéréls. Le triomphe du vrai est le droit : le triomphe d’une sainte cause est de justice,

Le GLonteux Erenparp, L'Erenvan Narionaz, à ombre duquel les chefs du parti conservateur ont combattu et combattent encore avec tant de gloire pour eux-mêmes et de succès pour le pays, ce drapeau à l'ombre duquel nous sommes heureux de combattre, se relève plus glorieux que jamais ; aujourd’hui, cet ctendard est un guide ; à nos jeux c’est l’étendard de la patrie, le drapeau des

grandes idées, protégeant de son ombre les saintes doctrines, ei portant dans ses plis l'espérance du pays.

« Le pays était hier sans gouvernement ; aujourd’hui des hom. mes de talent sont à la tête ; ils doivent être aidés. »

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Et depuis qu'il est parvenu à la direction du pa:ti qu’il a si fortement condamné, comment est-il traité ? Tantôt ce sont les jeunes gens du club national qui l’attaquent, tantôt ce sont les chefs mênies de Montréal qui conduisent la lutte.

En mai 1883, le club de réforme discute une résolution pour blâmer les membres de celte Chambre de l'avoir choisi domme chef de l'opposition, et M. Trenholm fait un discours violent contre son chef.

En janvier 1887, lors 'de la contestation de Jacques-Cartier, il déclare que jamais il ne l'abandonnerait. On sait ce qui est arrivé. Etle Witness de Montréal, que n'a-il pas dit du député de Saint-Hyacinthe ? Æt ce journal ne l'a pas acceplé comme chef.

En effet, comment tous ces libéraux convaincus pouvaient-ils l'accepter, après ce qu'il avait fait contre leur parti, et surtout quand tout récemment, il était prêt à offrir la branche d'olivier aux conservateurs. De 1882 à 1883, il a travaillé dans ce sens. Certains organes libéraux à la dévotion du député de Saint-Hyacinthe en ont dit beaucoup sur ce sujet. Ainsi, on me permettra de citer l'Electeur du 14 décembre 1882. L'article que je vais lire a été écrit par un homme politiq& ou inspiré par un homme imnortant. Là, on trouve qu'aux yeux de ces messieurs de l'Electeur, il n'y a pas de différence d'opinion entre les deux partis : Je cite :

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