LA COALITION
« Voilà un. mot qui a été si souvent prononcé, "non seulement depuis quelque temps, mais nous pourrions dire depuis au-delà de trois ans, qu'on a été surpris, peut-être de ne pas voir l’Electeur parler du sujet qu'il désigne.
« La raison de notre silence est que la question n’2 jamais été
posée d'une manière pratique devant le public, jamai. , que nous
sachions, il n’a été, ni d’un côté, ni de l'autre, fait de proposition formelle d'alliance. 1ly a eu des pourparlers entre des hommes politiques des deux partis, mais jamais en vue d'un
résultat immédiat ou même prochain, Qna pu, dans chaque :
sn TU
parti discuter la question, mais d’une manière plutôt théorique que pratique. Dans les deux partis une fraclion favorisait une alliance entre les éléments modérés des deux côtés de la Chambre, et une fraction s’y montrait défavorable.
« Ajoutons que, jusqn’à il n'y a pas longtemps, la coalition avait été mentionnée dans la presse en général, seulement à titre de rumeurs, de racontars politiques. On ne l’avait pas eonsidérée comme mise assez positivement devant le public pour en faire ie sujet d'articles de fond dans les jourmaux sérieux.
« Mais il n’en est plus ainsi aujourd’hui ; plusieurs .journaux s’en sont occupés, l’ont discutée depuis quelque «emps. La ques- (ll tion est devenue d’une telle actualité, qu’un journal grave comme (nil le Witness, a eru devoir lui consacrer un grand article. H est donc temps que nous en entretenions nos lecteurs. Nous serons te d'autant plus à l'aise, pour le faire, qu'il n’est plus question de {il coalition en ce moment : on admet que M. Monsseau va se pré- | jf senter devant la Chambre avec son gouvernement lel qu'il est. fl | « Avant d’aller plus loin, eonstatons d’abord un fait : &’est que | | ni dans les conversations, ni dans les journaux, il n’a été ques- | ji tion d'uné coalition dans le vrai sens du mot. |
{il : «Qu'est-ce qu'une vraie coalition ?—C’est une alliance en vue d'arriver au pouvoir au moyen du 3acrifice de leurs principes, a) entre des hommes de convictions politiques opposées. Une telle quil alliance n’est pas à discuter: elle est toujours immorale, elle est toujours préjudiciable aux intérêts du pays.
- «Mais ce n’est pas d’une alltance de ce genre qu’on voulait parler chez nous lorsqu'on s’est servi du mot de coalition. En faisant allusion à une wnion entre deux groupes d'hommes politiques représentés, disons par M. Mercier du côté libéral, et par M. ou Chapleau du côté eanservaleur. Or, pour s’allier, ces hommes AC" n'avaient à faire aucun sacrifice de principes. Il sont complètement d'accord sur toutes les questions fondamentales, M. Cha- | | pleau et son groupe sont aussi libéraux que M. Mercier en ce qui î
concerne les réformes à opérer, dans le sens démocratique, dans nos lois électorales, dans nos lois d'éducation, dans nos lois
ne ne m-
ion tre sien
aux uesnme est rons n de pré” t que ques -
n vue cipes, > telle le est
roubait . En polipar M.
)mmes aplète- ,. Chace qui e, dans os lois