‹ Discours de l'Honorable E.-James Flynn, prononcé à l'Assemblée législative aux séances des 8, 13 et 16 mai 1884, en réponse aux reproches de l'opposition d'avoir voté en 1879, contre le gouvernement Joly [microforme]Chapitre 7 sur 10 · DT · texte numérisé non relu

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(EXTRAIT DE l'Electeur DU 15 DÉCEMBRE 1882.—SUITE DE L'ARTICLE PRÉCÉDENT.)

« Si maintenant nous nous plaçons au point de vue des intérêts de la province, comment devons-nous apprécier une alliance entre les partis? Pour cela, demandons-nous ce qui serait arrivé, si la coalition avait eu lieu lorsqu'il en a été déjà parlé, Il'en a été question en 1879 entre le refus des subsides par le Conseil législatif, et la chute du gouvernement-Joly ; il en a été de nouveau question entre la session de 1881 el les élections générales.

« Que serait-il arrivé si la coalition s'était faite en 1879? Les libéraux y auraient eu la prépondérance ; cela est trop évident pour être discutable. Il n’aurait plus été questiou de mettre M. Sénécal à la tête du chemin de fer du nord. L’emprunt français était évité, el nous réussissions à rétablir l'équilibre dans le budget do:lt: provinces ie Seche:

«Nous sommes d'autant plus à l'aise pour parler ainsi, que, personnellement, nous n'étions pas favorable à une alliance avec nos adversaires. Nous laissant dominer par nos répugnances personnelles, nous préférians voir la province souffrir un peu plutôt que de faire le sacrifice de nos antipathies.

«Les partis sont une excellente chose; ils sont une des garanties les plus efficaces de la bonne administration des affaires publiques, mais c’est à condition qu’ils ne fassent pas prédominer l'intérêt du parti sur Finté t public...

«Si notre confrère, (le Witness), comprenait notre parti, il verrait que la grande masse de nos amis sont dégoûtés des luttes incessanles et stériles de ces dernières années ; il trouverait que tous ceux qui, comme MM. Mercier et Langelier, ont depuis tant d'années supporté le poids du jour, qui ont pris part à toutes ces batailles, qui ont travaillé aux élections d’un bout de la province à l'autre ; tous ceux là sont, ou favorables à une alliance, ou: dégoutés de la politique, ils ne veulent pas recommencer le travail de Sisyphe qu'ils ont fait depuis si longtemps. Ceux qui

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