‹ Discours de L'Honorable J.A. Chapleau [microforme]Chapitre 7 sur 9 · DAME, À: TE · texte numérisé non relu

DAME, À: TE

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dans Ontario, est une avant-garde, un éclaireur de la grande armée d’invasion dont M. Rameau nous a prédit la victoire pour le siècle qui suivra. L’Anglo-Saxon émigre aux Etats-Unis pour aller s’inféoder aux institutions républicaines ; il ne revient pas. Le Canadien-français qui émigre n’a, pas de plus grande ambition là-bas que de fonder une petite colonie française pour se protéger, s’aider, se souvenir. Il revient aux jours de fête de famille; il reviendrait aux jours de danger de la patrie. Il reste là-bas ce qu'il est ici, français et catholique. Le travailleur canadien a joué son rôle dans la république voisine ; il a imprimé le cachet de son intelligence et de sa force aux grands travaux de l’état ; semblable en cela aux fortes corporations ouvrières du moyen-âge, qui couvrirent le sol de l'Europe de ces monuments gigantesques qui ont servi de jalons à la marche de la civilisation des arts et de la foi dans l'Occident.

Plus loin que la ligne 45ème, plus loin que la plus éloignée des colonies canadiennes en Amérique, sur la rive opposée de l'Atlantique, se trouve un beau pays que nous n'avons pas oublié aujourd’hui.

Dans le déploiement fastueux de votre procession, qui de vous n’a pas admiré la grande cavalcade qui nous rappelle un des plus beaux souvenirs historiques de la France? Dans la recherche de nos gloires passées, dans l'épanouissement de nos joies nationales, la France occunera toujours une place

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