‹ Discours de l'honorable M. Chapleau en proposant la vente du chemin de fer quebec, Montreal, Ottawa et Occidental a l'Assemblee LegislativeChapitre 2 sur 36 · COMPOSITION DE LA CHAMBRE · texte numérisé non relu

COMPOSITION DE LA CHAMBRE

Mous sommes ici 65 députés, et nous nous connaissons les uns les autres, car lorsque nous avons demandé au pays d'élire de nouveaux députés, nous l'avons fait à ciel ouvert. Nous n'avons cache aucun des articles de notre programme, sachant que ce que nous voulions Kait l'expression du sentiment populaire, et nous avons si bien compris le véritable esprit de la population dans la province, qu'en faisant le déiombremniit de la députation dans cette Chambre, je vois parmi mes présents collègues trente anciens députés qui avaient l'habitude, et qui, j'espère, continueront cette bonne habitude, de se ranger autour de leurs chefs, de leur donner leur contiance, et de mettre à leur service leur valeur, leur bonne volonté et toute l'énergie dont ils sont capables. J e vois trente de ces anciens etvaillants soldats, encore prêts à se ranger autour du drapeau, et à cette phalange sont venus se }oindre vingt-et-un députés nouveaux partageant les mêmes idées, les mêmes principes, et soutenant le même gouvernement.

D'un autre côté, ie sort des armes n'a pas été favorable à no? émis de l'opposition. Mon honorable ami, le député deLot- Jbinière, voit neuf seulement de. ses anciens partisans se ranger de son côté, et sa mon- Irer lidèles à leur chef. L'hon. chef de l'opposition m'a promis une coalition sur la question du chemin de fer. 11 n'y a pas de doute que ses partisans le suivront dans ©et te circonstance.

11 y a dans celte Chambre deux ou trois députés qu'on est convenu d'appeler indépendants. L'indépendance d'un député en Chambre, c'est la loyauté à son drapeau, c'est de suivre ce drapeau et ceux qui doivent préparer les destinées d'un pays. A chacun son lot et son devoir dans une députation, et sans la loyauté et la fidélité aux chefs, ii n'y aurait pas de gouvernement possible.

Un gra id homme d'état anglais, Burke, a bien, qualifié ces hommes qui allichent des idées d'indépendance, et son opinion a été partagée par tous les hommes d'état d' Angleterre, lorsqu'il disait que tout hom- •ïae qui voulait proclamer son " indép3ii-

dance " dans un Parlement, était un homme sur qui personne ne pouvait compter, j'ajouterai sur qui le pays ne peut \ as compter.

Je viens de faire le dénombrement de cette députa lion au point de vue des partis,— et tous, je le présume, nous nous connaissons assez pour pouvoir établir à quel côté nous appartenons, et discuter en toute franchise, avec une entière liberté, la grande question qui s'impose à nos délibérations.

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