‹ Discours de l'honorable M. E.-J. Flynn [microforme]Chapitre 11 sur 14 · NU · texte numérisé non relu

NU

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Total des dépenses ordinaires. « « « « : $14,885,844.40 Moyenne par année 3,721,461.10 PRE"

Total des dépenses sous

le régime actuel. .815,913,699.67 Total des dépenses sous

le régime Mercier. .. $14,895,844.10 Différence en plus sous

le régime actuel. $1,027,859.27"

PSE

Ceci se passait, comme nous venons de le voir, le 21 décembre 1896, peu de temps avant les élections. Nos adversaires prenuient alors, implicitemen du moins, l'engagement de dépenser, s'ils arrivaient au pouvoir, une somme moindre que $3,978,42491, moyenne ir année des dépenses conservatrice d'après eux. Que dis-je, ils prenaient même, du moins implicitement, l'engagement de ne pas dépenser plus que la prétendue moyenne de

83,721,461.10 qu'ils attribuaient au gouvernement Mercier.

Si nous rapprochons ces chiffres de la moyenne de leurs dépenses pour les six dernières années fiscales expirées, nous arrivons aux chiffres suivants :

Moyenne pour années . . L2 L2 12

ces six 4,412,459.16

Moyenne reprochée au ré-

gime conservateur. . 8,978,424.91

Augmentation. . + .. « $ 434,034.25 Si nous prenons leur prétendue moyenne du régime Mercier, les chiffres se liront comme suit :

Moyenne pour leurs six HNUCCS, 5: 5 + +9 + Moyenne prétendue du gouvernement Mercier .

Augmentation. . . . . $ 690,998.06

La conclusion de cette motion était à l'effet que ces dépenses faites par les conservateurs l'avaient été en “yiolation formelle des promesses ministérielles lors des élections générales dérhières.” Les libéraux de cette époque votèrent pour cette motion.De ce nombre se trouvent encore dans cette Chambre l'hon. Fremier Ministre, l'hon. ministre de l'Agriculture, l'hon. député de Charlevoix (M. Morin) et l'hon. député d’Iberville (M. Gosselin), nombre suffisant, M. l'Orateur pour porter devant cette Chambre, au nom du parti libéral, la responsabilité de cet engagement et de st non exéceution.

La motion Gladu-Marchand

Antérieurement, à la date de cette motion, à différentes reprises, n08 adversaires ont pris le même engagement.Nous n'avons qu'à reférer aux journaux de cette Chambre et particulièremrt à ceux de 1894-95, page 991, por oir la preuve de cette assertion. Il s'agit là d’une motion de A, Gladu, secondé par l'hon. M. Marchand. L'on reprochait alors au past: conservateur une moyenne annuelle ds dépenses de $3,882,215.16, et l'on prétendait que le gouvernement Mer- “er n'avait dépensé qu'une moyenne annuelle de $3,724,646.10. Il est bon de remarquer que dans cette motion, l'on disait entre autres choses, ceci :

“Que les salaires et traitements des employés du service civil sont un des chefs de dépenses qu’un gouvernement désirant pratiquer sérieusement l'économie, peut le plus facilement contrôler et diminuer.” Nous avons déjà vu comment Îe parti libéral a appliqué ce principe depuis qu'il est au pouvoir. Il est aussi remarquable

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de voir comme cette motion vient à l'appui de notre position aujourd'hul.

Nous pouvons ainsi nous servir, avec beaucoup plus de raisons à l'égard di nos adversaires, du langage contenu dans cette motion. Nous pourrions même, avec une pleiue et entière justification au point de vue des faits, pré nter une motion conçue dans les mêmes termes, Mais notons, entre autres considérants ae cette motion, la proposition

“ Que par ces motions, ces votes et ces déclarations, le parti conservateur actuellement au pouvoir a pris envers le peuple de cette Province lenagement de diminuer les dépenses et de ne pas augmenter la dette publique.

Il suffit de remplacer le mot ‘“ conservateurs par le mot ® libéral."

Ceci se passait le 2 janvier 1893.

Le 11 décembre 1895 feu l'hon. M.

Marchand, alors chef de l'opposition, faisait devant cette Chambre un exposé long et très élaboré, À son point de vue, de la situation financière. Il jetait un cri d'alarme, Il trouvait la

situation tellement grave qu'ii se croyait obligé de demander la formrtion d’un comité spécial, offrant son concours généreux au gouvernement, afin de trouver une solution au problôme financier qui se présentait à son esprit. Voici ce qu'il disait au début de ses remarques :

La déclaration Marchand

“ T'opinion publique, alarmée de cet état de choses, signifia à ses délégvés, par le vote imposant du 8 mars 1892, de couper court à toute dépense superflue et de rétablir par la plus sévère économie l'équilibre du budget.

“ Je me suis, avec mes amis de la gauche, incliné devant le mandat populaire, et, dès la première occasion qui s’est offerte, nous nous S0mImnes montrés prêts, comme l'indiquent les paroles que je viens de citer à coopérer avec le gouvernement dans la tâche difficile qui lui était imposée.

“ Nous avons différé, il est vrai, sur les moyens à prendre pour arriver AUX résultats désirés ; mais je concède cordialement à mes adversaires comme je réclame pour nous, le mérig et ie bénéfice des bonnes intentions.

Malheureusement, l'épreuve n'a pas eu un succès aussi complet que tous ont

dû le désirer, Certaines économies ont été opérées et des taxes nouvelles ont été imposées ; mais les réductions d'une part, et le surcroit du revenu de l'autre, n'ont pas suffit et nos budvets annuels necusent encore et toujours, un déficit qui s'ajoute au passif, déjà disproportionné à nos moyens d'acquittement.

“ Cependant il est impérieusement nécessaire de mettre fin sans plus de retard, À cet état de choses.

“ Nous devons :'dispensablement et jrumédiatement restreindre toutes nos dépenses ordinaires et extraordinaires, au niveau de nos revenus annuels, à peine de ruiner, dans un avenir prochain, le crédit, l'honneur et le prestige de notre province.

“C'est un cas d'urgence qui demande le concours de tous les véritables amis de leur pays, à quelque parti politique qu'ils &ppartiennent.

“ Les réformes requises dans une crise aussi grave que celle que nous traversons sont souvent pénibles, elles trouvent inévitablement des récriminations, dont peuvent profiter les adversaires, et ne s'opèrent pas toujours d'une manière complète et efficace, sans des périls pour leurs auteurs.

Elles restent en conséquence à l'eiat de demi mesures.

“ Le travail de restauration entrepris par le gouvernement a nécessalrement subi l'effet de ces influences et n'a pu obtenir le degré de perfection requis.

“ L'opposition a étudié consciencieusement la situation ; elle voit, à ne pas s'y méprendre, tous les périls que cette situation présente, et dans l'accomplissement d'un devoir impérieux que son patriotisme lui impose, elle vient loyalement et sans arrière pensée, offrir au gouvernement de partager ses respor‘abilités dans l'oeuvre réparatrice.”

Remarquons que l'hon. M. Marchand parle bien au nom de son parti.

Or, à cette date, les dépenses ordinaires annuelles du gouvernement conservateur pour le dernier exercice financier, étaient de $4,043,228.43 et les recettes #4,221,687.84, laissant un surplus ou excédant de $178,458.41 (consulter pour ces chiffres les états BE ©, et D. des exposés budgâtaires d> M. Marchand de 1897 et 1899—et de M. Duffy, de 1902 et du 7 mars

1909. Ir'y avait done pas leu pour M. Marchand de s'alarm r, et cependant le mal lui paraissait tellement grand qu'il ne voyait d'autre remède que dans des retranchements considérables dans les dépenses, siaon, ajoutuit-il, ‘“ nous nous trouverons dans la déplorable alternative d'une banqueroute honteuse ou d'un recours à de nouveaux impots Puis il ajou-

tait “ Notre autonomie, nos institutions provinciales, notre position duns la Confédération seront grave

ment exposés.

“ I] est done temps, ou jamais, de suspend:e nos contlits de parti, afin de combiner nos forces et nos efforts pour sauver notre Province des dangers qui la menacent.

“ Ces dangers seront toujours menacants tant que nous n'aurons pas rénssi, comme je l'ai Géjà dit, à réduire les dépenses de cette nature, ordinaires et extraordinaires, au niveau du revenu annuel.

“ C'est cette politique qui a fait le succès d'Ontario, nous devons l'imiter. #4

Les suggestions du partilibéral

“ Est-il trop tard ?

“ Je ne le crois pas, pourvu que toutes les bonnes volontés s'y prêtent patriotiquement.”

Aussi, parmi les moyens de réduire les dépenses qu'il suggérait alors À l'étude du comité qu'il proposait, étaient les suivants :

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