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(pages 255.6). En 1584, ils reviennent à la
charge par une motion de M. Marchand secondé au par M. Mercier (journaux de 1884, pages 477-8); ils mais étant arrivés au pouvoir, ils dépensent yer. par mandats spéciaux $180,000,00. (procès 388, + verbaux 1888,pages 221-2) ; M. Joly avait réduit en à $3,000,00 le salaire des ministres. En 1882, les conservateurs l'ont porté à $5,000,00 pour le nté premier-ministre et $4,000.00 pour les autres. ver- Les libéraux s’y sont opposés, excepté M. > de Mercier qui s’est séparé de son parti sur cette qui question et qui s’est prononcé énergiquement unl- en faveur de l'augmentation. Après 1882, les nire libéraux continuèrent de prêcher la réduction lités du salaire des ministres. M. Mercier les imita, nonobstant son discours et son vote de 1882.
isait - Enfin, Îles voici au ‘pouvoir, et ils sont tous Êême 77 d'accord ; ce qui était trop pour les conservateurs : M. n’est pas trop pour eux.
iblée En 1882, lorsque le souvernement Chapleau ‘ ss1on fit passer la loi qui impose une lave sur les cor” Fou ‘ porations commerciales, les libéraux s'y opponter- saient. M. Marchand, parlant en leur nom, nous Fes disait que cette taxe n’atteindrait pas que les nd à riches, qu'elle atteindrait aussi les pauvres, que : raux les corporations taxées se dédommageraient aux : dépens du public, que la classe peu fortunée SCOT- N serait celle qui subirait le plus directement et x, il à le plus sensiblement l'effet de ces surcharges, ) Sar- ‘etc. Inutile d’ajouter que ces messieurs déploraient la nécessité de la taxe directe et qu'ils erne- profitèrent de l’occasion ponr prêcher l’économie. ee On trouve le discours de M. Marchand dans le er
rapport des débats par Desjardins, pages 1480, 14812, et la motion qu'il ffit, secondé par M.
Mercier, ainsi que le vote, dans les journaux de l'assemblée législative, pages 822-8. La décision du conseil privé qui donnait gain de cause au gouvernement fut rendue vers juin 1887. Dès le mois de juillet suivant, dans le comté de Laprairie, M. Mercier déclarait dans une assemblée publique qu'il prélèverait cette taxe ; il en prônait l'excellence il disait qu'elle n’atteindrait que le riche, qu’elle aiderait le cultivateur, le pauvre colon ; qu'il était temps que les grands financiers des villes fussent obligés de contribuer au revenu public, etc. J'’offre une récompense à quiconque pourra concilier ces discours et cette conduite des libéraux au pouvoir avec les discours et la conduite des libéraux dans l'opposition.
En 1881, M. Mercier disait dans l'assemblée législative : |
‘ Si le gouvernement fédéral achète le chemin de fer du Nord, ce qu'il ne fera certainement pas, et qu'il le paie 10 millions ; que ferohs-nous de ces dix millions ?
“ Nous ne pourrons pas racheter nos débentures, elles sont payables à époque fixe, et nos créanciers sont assez satisfaits de les posséder pour les conserver jusqu'à échéance.”
{Voir Desjardins, page 854 )
En 1888, le même M. Mercier tient un autre langage. Il déclare au banquet du Club national, le 10 avril 1888, que les mêmes débentures peuvent être rachetées avant leur échéanee, sans égard à l'intérêt et à la volonté de nos créanciers. Il consacre le même principe dans son projet de loi soumis pendant la session de 1888. Dans l'assemblée législative, il est pour la
conversion forcée de la dette : dans le conseil législatif, il ÿ renonce ; mais enfin il fait passer sa loi avec la clause qui permet la conversion forcée. Plus tard, il écrit à Hanson Bros. qu'il n'entend pas convertir la dette forcément, et . quelques jours après à Coaticook, si je me rappelle bien, il fait un discours qui est généralement interprété comme une contradition de sa dépêche à Hanson Bros. C'omprenne qui pourra.
ÉDIFCES PUBLICS.
En 1887, dans son discours sur le budget, M.
Shehyn parlant du palais législatif et du palais de jte Québec, se montre fort scandalisé de la différence entre l'évaluation primitive de
ses travaux et ce qu'ils ont coûté ; il accuse ses … prédécer“eurs d'incompétence, d’incurie, d'ignorance; ‘tinexplicable, inconcevable, étrange, imparuvuuable, etc. Il n'y a pas moins de cinq
grandes pages sur ce ton !
ement (Voir Desjardins, an 1887, pages 410 à 414.) s-nous Et dire qu'il y avait, dans le département des travaux publics, des états et des rapports qui
nlures, expliquent tout d'une manière satisfaisante, nciers fais passons. Nons allons voir les merveilles ur les accomplies par ce trésorier modèle. Dans le
même discours, il nous dit :
Æ, “D'après les renseignements fournis par auire 7 l'architecte da département des travaux publics
onal et par M. Lesage, le sous commissaire, les ntures ‘Æ 175,000 que nous demandons pour le palois de e, sans justice de Québec et l'hôtel du parlement suji- > nos ronl pour finir complètement ces deux édifices. Sur | dans ces $175,000, il y avait $100,000 pour le palais ou: de de justice et $#75,000 pour l’hôtel du parlement.
oué Ta (Voir Desjardins, an 1887, pages 465 et 468.)
Après avoir tant décrié son prédécesseur et s'être vanté sans épargne en 1887, le mème M. Shehyn vient piteusement demander, en 1887, pour l'hôtel du parlement : :
Budget supplémentaire pour l’année
fiscale 1887-88, item 18, . #175,000,00 budget général pour l’année fis- .: .
cale 1888-89, item 209, $125,729,58
ce qui fait $300,729,53 de plus que ce qu'il avait de-
mandé en 1887 pour finir complètement cet édifice. Sur cette somme,
il convient de retrancher $95,000,00 qui ont servi à payer des réciamations antérieures, d'après ce +
que dit M. Shehyn. Le reste a été appliqué à des Lravaux nouveaux.—- —— M. Shehyn a donc Aépensé $205,729,53 de plus que ses estimations de 1887. Je le trouve bien puni de son injustice et de son vrgueil.
Pour le palais de justice à Québec il nous avait dit en 1887 qu'avec #100,000,00 1! finirait les travaux ; et cette année, il a demandé en sus : budget supplémentaire pour 1887-88,
item 19, $110,000,00 Budget général pour 1888-89 :
item 210. $42,733,59 ce qui fait $152,733,59
de plus. Comme notre trésorier est exact dans ses calculs !
* Sur cette somme, $115,000 ont servi à régler
ee
régler
des réclamations pour ouvrages déjà faits ; le reste, savoir: $37,733,59 a été dépensé pour des ouvrages nouveaux. Je renonce à vous donner une idée des dépenses qui ont èté faites dans ce palais de justice pour l'éclairage, pour les horloges, etc. Rien de plus extravagant, de plus ridicule. Il faut voir cela.
Quant au palais législatif, il est bon de mentionner que depuis l'an dernier les travaux ont été faits à la journée sous la surveillance de M. Charlebois. Il fournissait les outils, il payait les matériaux, la maïn d'œuvre, puis le gouvernement lui remboursait ce qu'il avait ainsi payé et lui donnait 25 070 sur le montant, pour frais de surveillance et pour l'outillage. On com:
prend qu'avec de pareilles conditions, le gouvernement devait, dans l'intérêt public, "xercer une surveillance.
Ce n'est pas ce qu'il a fait.
Les travailleurs étaient payés plus cher là qu'ailleurs dans Québec ; malgré cela, comme règle générale, ils travaillaient moins qu'ailleurs. Il est même arrivé que quelques-uns ont travaillé chez des amis du gouvernemeut jusqu'à six semaines consécutives, et que pendant ce temps ils ont été payés par le gouvernement comme s'ils eussent travaillé au pal:is législatif. On en trouve la preuve dans les témoignages donnés devint le comité des comptes publics par MM. Thomas Fluet, Babylas Vaillancourt, Partridg, et par M. Ch :rleboïs lu; même. (Ces faits sont bi. n connus dans Québec. Les ministres en ont entendu parler ; M. M:rcier a même fait une enquête, mets i’ n'a rien découvert. Lui
qui envoyait des émissaires jusqu'au fond des bois à la recherche des fraudes qui pouvaient avoir été commises dans l'emploi des fonds de colonisation, il est resté indifférent aux fraudes qui avaïent été commises à Québec, je pourrais même dire sous ses yeux! Puisqu'il ne pouvait rien découvrir lui-même, que n’appelait-il à son secours tous ces agents qui l'avaient si bien “ervi dans d’autres circonstances, MM. Langelier, Carrier, Cyr, Charleson, Kirwan, Champagne et autres ? Le public sera sans doute frappé du contraste entre cet acharnement contre des conservateurs et cette mansuétude en faveur des libéraux.
Cette enquête intéressante n’a été commencée devant le comité des comptes publics que dans les derniers jours de la session ; la prorogation l'a interrompue forcément ; mais on a obtenu assez de renseignements pour s'expliquer comment il se fait que les dépenses aient tant excédé les prévisions de M. Shehyn, comment il se fait qu'au moïs de juillet dernier les tra-
vaux de nivellement avaient coûté $25,000 et la
fontaine en face de la tour centrale environ $60,000.
Pour nous faire oublier leur administration coupable, ce q'ils ont mal fait, c* qu'il n'ont pas fait et qu'ils auraient dû au moins es:ayer de faire, de même que ce qu'ils ont fait et auraient dû éviter, le tout pour être fidèles à leurs inotions, à leurs discours et à leurs écrits d'autrefois que j'appellerai autant de promesses, ils se vantent d’avoir fini li refonte des statuts, d’avoir recu d'Ontario $100,900, sur le fond des
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écoles communes, du succès de leur emprunt, de leur projet de conversion de la dette, et de la conférence interprovinciale.