‹ Discours de la bataille de Garennes (Ivry) en mars 1590Chapitre 11 sur 25 · Voyez Mémorial de ^artillerie, p · texte numérisé non relu

Voyez Mémorial de ^artillerie, p

Mayenne ne s’ébranlait pas dans la crainte de perdre sa position, et il profita de son inaction pour faire exécuter à son armée un mouvement qui lui mit le vent et le soleil au dos'. Les ennemis crurent qu’il voulait s’emparer d’un village, et ne pensèrent pas à prendre la même précaution.

Vers onze heures, voyant que Mayenne persistait à ne faire aucun mouvement, il ordonna au grand maître de l’artillerie de la faire tirer, ce qui fut exécuté avec promptitude^, car elle

1. Voyez Mémorial, p. 346. — Mémoires de la Ligue, IV, p. 243. «... Gagnant par ce moyen le dessus du soleil et du vent, qui eût pu rejetter toute la fumée des arquebusades dans son armée, avantage qui n’est pas petit un jour de bataille.

2. Voyez Mémorial, p. 346. — S’il faut croire un rare et singulier petit écrit qui nous inspire peu de confiance , le maître canonnier aurait été un Anglais, nommé Edward Webbe. Voyez « E. W., Chief Master -Gunner , his travails, edited by. Arber, in-12, Murray, 1868 (english reprints), p. 34 : « I departed into France, where 1 had good entertainement at the hands of the renowned king and captaine of this âge, Henri of Burbon , king of France and Navarre , who received me into pay, and appointed me for his Chief Master-Gunner in the fielde. So that uppon ash-wednesday last, at his most renowned battle, fought uppon the plaine of Saint-Andrew neere

avait envoyé neuf volées avant que les ligueurs n’eussent répondu.

Les deux premières décharges renversèrent les deux escadrons de reîtres et endommagèrent les lanciers d’Egmont^ Les ligueurs ripostèrent tard et mal, ils tiraient bas et tuèrent un homme. De Rosne, gravement atteint, fut forcé d’attaquer cette incommode artillerie. Le roi, selon sa tactique, gardait ainsi la défensive et forçait l’ennemi à venir le chercher. Le changement de position des pièces était alors peu pratiqué ; de Rosne, en s’avançant, couvrait son artillerie, il l’obligeait à se taire, et ses troupes, qui marchaient en ordre profond et lentement pour conserver les rangs, subissaient un feu meurtrier.

Il fallait donc enlever l’artillerie royale 2. « Les reîtres partirent les premiers et donnèrent contre

unto Dreux I was in service under him, where I gave 3 charges uppon the enemie , and they insteed thereof, gave us fifteen shot, and yet God be thanked pervailed not against us, . . .

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