‹ Discours de la bataille de Garennes (Ivry) en mars 1590Chapitre 9 sur 25 · Voyez Mémoires de la Ligue, IV, p · texte numérisé non relu

Voyez Mémoires de la Ligue, IV, p

les connaissances de ce vieil officier, envoya le maréchal de Biron vérifier cette inspection, et enfin, ne se fiant qu’à lui-même, il alla voir si chacun était à son poste et s’assura que les ordres avaient été bien donnés, bien compris et bien exécutés. Il recommanda aux chefs de corps, en cas d entrainement ou de désordre, de ne pas oublier de se rallier à des points qu’il leur indiqua. C’est une de ses maximes que le ralliement est le mot de la victoire, et, à Coutras, une aile en déroute, ralliée à propos, avait repris l’offensive, tandis que les ennemis dispersés perdaient le résultat de leurs premiers avantages.

Les deux armées présentaient des dispositions semblables', de corps de cavalerie flanqués d’infanterie. La cavalerie ligueuse était par grande masse, le roi avait forme la sienne en petits escadrons2 sur plusieurs rangs, qui pouvaient, en

1. Voyez Mémoires de la Ligue, IV, 242; De Thou, p. 120; PalmaCayet, p. 2i5, et surtout l’Atlas de Poirson joint à la 3® édition de son Histoire de Henri IV.

2. Voyez Palma Cayet, Chron. nov., éd. Midi, et Poujoulat, p. 214 : « Le roy, qui avait expérimenté, en d’autres batailles et combats, qu’il était plus avantageux

chargeant de flanc, atténuer l’efîet du choc des lances dont l’effort n’entamerait que les premiers rangs. L’armée ligueuse avait un front étendu, pour envelopper l’adversaire ; l’armée royale avait peu de front, surtout en proportion de sa profondeur. Le roi, en réunissant ses forces au centre, semble avoir eu le dessein de percer l’armée ennemie. Cette manœuvre, souvent employée depuis, a de nos jours décidé de grandes victoires. Il est peu de combinaisons militaires dont on ne retrouve le germe dans les campagnes de Henri IV

La réserve commandée par le maréchal de Biron, quoiqu’on ligne^, avait pour mission de se porter au secours des corps menacés. Elle avait été constituée avec soin et devait se renforcer de plusieurs détachements attendus, qui arrivè-

de faire combattre la cavalerie en escadron qu’en haie, mesmes la sienne qui ne portait pas de lances. » Voyez duc d’Aumale, Histoire des Condés, t. II, p. 20 5.

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