LA. AN
tous les mots après ‘“ que ” dans la motion, soient retranchés et remplacés par les suivants :
Attendu que les membres composant le gouvernement actuel, ont accusé, aux élections de 1886, les gouvernements conservateurs d'avoir toujours favorisés les marchands de bois, au détrimenent de la colonisation en général et du colon en particulier ;
Attendu qu'ils ont promis à l'électorat d'amender les lois existantes sur les terres de la Couronne, de manière à protéger plus les colons qu'ils ne l'avaient été sous l’ancienne loi ;
Attendu que la nouvelle loi qu'ils ont fait passer en 1888, et renouvelée en 1889, au lieu de satisfaire Les colons, a suscité un mécontentement général dans tout le public, à cause surtout de la réserve des trente mois, accordée aux porteurs de limites forestières, à dater de l'émission du billet de location, donnant, par là, aux marchands de bois, pendant l’espace de trente mois, le droit de couper tous les bois marchande, sur tous les lots ainsi vendus, sauf sur dix acres et la partie que le colon est occupé à défricher :
Attendu qu'il est de la plus grande importance de conserver nos richesses forestières, et d’en permettre une exploitation judicieuse ;
Attendu que la politique du gouvernement sur cette question importante, de même que sur celle du colon, n'offre rien de certain ni de rationel, mais au contraire en est une de tâtonnement, d'incertitude et d’expédients de plus en plus malheureux, ce qui nuit considérablement à l'intérêt public ;
Attendu que le gouvernement conserve la dite réserve des trente mois pour tous les territoires du domaine public qui se trouvaient sous réserve par les ordres en conseil de 1883-1884 ;
Qu'il soit résolu : Que cette Chambre regrette que le gouvernement, au lieu de travailler à concilier les véritables intérêts du colon, du marchand de bois et du trésor public, persiste à maintenir la réserve des trente mois dans la plus grande partie de la province ;