C. DRINKWATER
Secrétaire.” ‘“ Montréal, 19 janvier 1882,”
Le dernier paragraphe de cette importante lettre nous intéresse surtout, en tant qu'il se rapporte aux contrats de vente soumis à notre approbation. On y lit—-et je prie mes honorables collègues de bien peser les termes de ce paragrapho—que la décision de la compagnie, qui comprend la nécessité d'avoir son principal terminus de l'est à Montréal, est de con" elure, l’occasion s'en présentant, des arrangements avec tout chemin de fer existant actuellement OU A L'ÉTAT DE PROJET, pour le trafic entre ce point et la ligne principale.
La compagnie voulant avoir son principal terminus de l’est à Montréal, elle n’u jamais eu l'intention d'obtenir des intérêts dans aucun chemin de fer projeté à l’Esr ou au sud de Montréal.
Le lettre du secrétaire de la compagnie du Pacifique est datée du 19 janvier 1882, et le contrat de vente conditionnelle de la partie ouest du chemin du Nord n’a été signé par l'honorable premier ministre, au nom du gouvernement, et les directeurs du chemin du Pacifique représentant la compagnie, que le quatrième jour de mars dernier, un mois et demi après que le bureau de direction de la compagnie du Pucitique eût formellement déclaré qu’il voulait placer son principal terminus de l’est à Montréal. Nous trouvons donc dans ce paragraphe la preuve convaincante que la compagnie du Pacifique n’a pas voulu acheter la partie est du chemin de fer du Nord, que le gouvernement désirait lui vendre.
Pour se rendre bien compte des intentions réelles de la compagnie du chemin de fer du Pacifique, il importe de ne pas juger la question qu’au point de vue de l'intérêt public que le gouvernement avait, au nom de la province, à lui vendre tout le chemin. Il faut aussi se placer au point de vue des intérêts de la compagnie du Pacifique, la seconde partie au contrat de vente de la partie ouest du chemin provincial.
Je suis parfaitement convaincu que la compagnie du Pacifique n’a pas voulu acheter la partie est du chemin du Nord, pour l'excellente raison qu’elle n’en a pas besoin, Elle a entrepris l'exécution des travaux et l'exploitation de la ligne à partir du lac Nipissingue jusqu’à l'océan Pacifique, en passant au nord du lac Supérieur. En vertu de son contrat, elle a encore neuf ans pour finir cette œuvre colossale. Elle veut la terminer dans le cours de cinq années, comme il est dit dans un des paragraphes