PRONONCÉ DANS LA SÉANCE DU 20 AOUT
EmIXEXCES. MESSEIGXEURS 1 ET MESSIEURS,
Deux motifs m'ont attiré au sein de cette nombreuse assemblée.
J'y viens d'abord pour rendre hommage à la libre et religieuse Belgique. Dès ma première jeunesse, avant même d'être attaché à ce noble pays par un lien sacré, ma sympathique admiration lui était acquise. C'est au cri de la liberté comme en Belgique que le parti catholique s'est formé en France, et que, de 1830 à 1850, il a noblement et victorieusement lutté. C'est à la Belgique que nous avons emprunté les idées, les exemples, les solutions résumées dans une formule déjà célèbre: l'Église libre dans l'Etat libre, et qui, pour nous avoir été dérobée et mise en circulation par un grand coupable, n'en reste pas moins le symbole de nos convictions et de nos espérances. (Applaudissements.) Ce que nous avons formulé, la Belgique l'a accompli. Dès 1830, avec un instinct merveilleux, avec une magnanime confiance qu'aucun mécompte ne doit abattre ni aucune
* Les cardinaux Hterckx et Wiseman, les évêques de Namur, de Tournay, de Gand, de Beverley, de Jérusalem (du rite arménien), etc.