‹ Discours de M. Masson, M.P. sur le budget [microforme]Chapitre 3 sur 4 · L. O. David, nommé à une position au · texte numérisé non relu

L. O. David, nommé à une position au

que l’on a dernièrement chargé de représenter le Canada industriel à Paris.

Ce journal disait, lors de la réunion de l'Association des Manufacturiers du Haut-Canada, en 1874 :

‘Les résolutions adoptées à une assemblée de fabricants qui a eu lieu à Toronto demandent que le tarif soit élevé à 20 pour cent sur tous les objets venant d'Angleterre et d'Irlande qui peuvent être fabriqués au Canada, et que sur tous les articles venant des Etats- Uniset d’autres pays, le Canada devrait imimposer des droits égaux à ceux qu’on impose sur les produits canadiens allant aux Etats.

Unis et dans d'autres pays étrangers.”

‘Nous acceptons ces résolutions et nous n'hésitons pas à dire qu’elles devraient être le programme de tout gouvernement ayant à cœur le bien du pays. C’est ce que tout le monde demande, l'exception de certains hommes politiques qui sacrifient la pratique à la théorie. L’honorable M. Mackenzie a heureusement dit que le tarif serait modifié dans l’intérêt du Canada, et nous sommes sûr ‘qu’il tiendra parole.”

aude

C'était, on devra en convenir, montrer beaucoup trop de confiance.

Il serait très facile de démontrer que la grando masse des électeurs de la province de Québec, à quelque parti politique qu'ils appartiennent, sont en faveur de la protection; il suffit pour cela de prendre les témoignages mêmes de nos adversaires.

Les conservateurs ne font qu'un sur cette question, ct M. le ministre du Revenu de l'Intérieur fut contraint, l’an dernier, de déclarer qu'il avait toujours été protectionniste, qu’il l'était encore, mais qu’il pensait que nons en avions suffisamment. M. le premier ministre l'en ayant probablement convaineu.

Il admet lui-même cette année dans son discours sur l'adresse qu'un grand nombre do chefs libéraux étaient réellement en faveur de la protection.

De toutes les provinces de l’union, la province de Québec serait probablement celle qui bénéficierait le plus d’un système de piotection, pourvu qu'il fut général et ne s’appliquât pas seulement à quelques intérêts particuliers.

Nous ne voulons pas être égoïstes, nous désirons l'intérêt général du pays; mais, d’un autre côté, nous avons le droit de demander la mème chose des représentants des autres provinces,

Il serait injuste, par conséquent, de nous demander de protéger le charbon de la Nouvelle-Ecosse et les farines d'Ontario, si les intérèts industriels de

service de cette Chambre, M. Drolet, | notre province sont mis de côté; nous

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