CHER MONSIEUR MACKENZIE BOWELL
Bien que je sois, comme vous le savez probablement, foncièrement opposé aux écoles séparées, que j'aie désapprouvé et que je désapprouve encore le gouvernement d'alors de n'avoir pas désavoné le bill des Jésuites, que je me soisrallié de tout cœur au mouvement en faveur des droits égaux, jusqu'à ce qu'il ait été virtuellement étouffé par son chef, bien que j'approuve encore les principes sur lesquels il reposait, et bien que, par dessus tout j'approuve de tout mon cœur la position prise par M Meredith, sur la question des écoles, vous serez peut-être bien aise d'apprendre qu'après avoir lu le rapport et l'arrêté du conseil qui vient d'être passé à propos de la question scolnire au Manitoba, j'approuve entièrement votre attitude sur cette question. D'ailleurs je ne vois pas que vous où vos collègues eussiez pu agir autrement,
Selon moi, en ce qui nons concerne, ce n'est pas tant une question d'écoles séparées ou non séparées qu'une question d’obéissance ou de désobéissance à l’Acte de la Confédération, Si nous n'en aimons pas les conditions et dispositions, comme c'est le cas pour moi, sur cette question, adressons-nous à ceux qui l’ont fait pour obtenir les changements désirés; mais n’allons pas à l'encontre de ses dispositions. Vous souhaitant longue vie, etc.
Votre vieil et sincère ami