J. ROYAL
(Signé)
On a prétendu dans certaines assombléos que mes propres compatriotes les Canadiens français du Manitoba avaient rofusé de me recevoir ou d'avoir aucune relation avoc moi, après lo banquet, Voici une autre lettro que j'ai reçu de M, Koyal à ce sujet :
Lorique vous êtes venu faire visite À Mgr Taché, en novemb:e dernier, je suis heureux de dire que non seulement Sa Grandeur vous a reçu, mais Klle vous à fait visiter les institutions de Saint:Bonitace dans sa propre voiture. Monseigneur était avec vous, de même, lorsque npiè avoir quitté Saint-Boniface, Sa Grandeur vous a conduit à Winoipeg visiter le couvent des RR,. SS, de Jésus-Marie.
Je vous ai vu à votre Passage, le surintendant de l'éducation, M, Bernier, 2t M. LaRivière, membre du cabinet proviucial, vous ACCOUpA
gaait égalemeut.
(Signé) J. ROYAL,
Ainsi ces mossicurs qui m'avaient graciousement offert l'hospitalité à Winnipeg, qui ont eu l'obligeance do m'acoompaguer dans les différentes institutions qui rendent cette ville si intéressante, ont eu pour moi toutes ces attentions auprès co fameux banquet; ct j'aimerais à savoir 8i cos hommes qui prennent autant d'inté:êt aux affaires du Nord: Ouest qu'aucun des agitateurs qui ont voulu soulever la province de Québec contre le gouvernement auraient cu pour moi toutes ces attentions délicates, si ma conduite avait été si ropréhensible qu'on a voulu le faire croire ? Mais l’autre soir l'honorable député a aussi dit que certaines
dopèches avaiont été adrescéos par moi à l'honorablo promier ministre, Jin voici uno; jo ne sais pas ai o'est do cello- Ià qu'il vout parler, mais ello à été publiée dans son propre Journal et a ensuite fait lo tour de ln prossoe du paye,—jo la cite tollo que reproduite par lo Mail, L'honorablo député dit que lo 8 novembre air À, P, Caron télégraphia co qui suit à
sir John À, Macdonald :
La population est très excitéo, Ia loi suivre sou cours, il attondions, Je ne certain,
Ju crains que 8l nous ne laissons pas Y aura plus de trouble que nous ne nous y peux donner aucune preuvo de cela, mais j'en suis
Je puis dire à l'honorable député que je n'ai jamais envoyé uno telle dépèche, Cotto dépècho n'a jamais été envoyéo par moi à sir John À, Macdonald ou à qui que co soit, L'honorable député s'apercovant qu'il y avait uno contra. diction dans le fait quo co télégrammo aurait pu ètre envoy6 par moi s'est ropris ot a dit: Non, co r'eat pan air À, P. Caron qui l'a envoyé à sir John À, Macdonald, mais sir Jobn À, Macdonald qui l'a envoyé À air À P, Caron, Quoiqu'il en soit, jo n'ai pas attaché À cotto allairo plus d'importanco qu'elle n'en méritait, mais j'espère quo lo démenti que je lui donne aujourd'hui est assez formel pour empêcher cotto rumeur do circuler duns lo pays,
Maintenant jo vais lire les lettres in'érossantos du député de Bellechusso (M, Amyot) quo j'ai promis de citor, Bion qu'il soit un do mos adversaires acharr 64, il n'aurait pas dû publier, commo il l'a fuit, que j'avais attaqué lo Le bataillon de Québec, Jo laisso à qui que ce soit dans cetto Chumbro de décider si pendant cos rogrettables événements du Nord. Ouest jo n'ai pas profité do toutes les occasions qui m'étaiont offortes pour exprimer mon iutimo conviction que les doux bataillons trançais qui ont fuit la campagne valaiont aucun des bataillons qui étaient dans le Nord Ouest, Je demande à l'honorablo député si, malgré lo pou do tomps à ma diaposition par suite de l'encombremens des affaires qui requéraiont continuellement mon attoution, si je n'ai pas, lorsque je recevais une dépêche, on quelque chose qui put être utile À nos volontairos, que j'admirais tant pordant cos dures épreuves, suisi la promière occasion d'en faire part à la Chambre et de faire leur élogo comme ils lo méritaient ?
Comment aurais jo pu injurier ce bataillon que l'honorable député tiont tant à défendre lorsqu'il u'est pas attaqué ? Comment cela serait-il possiblo en p:ésence des lettros quo J'ai reçues de lui et dans lesquelles il dit :
Merci, merci plusicurs fois pour ce que vous avez dit du 9ème batailon
Ceci ressemble t-il À uno lettre adres-éo à un homme qui était hostilo à co bataillon? Si jaloux que soit, et à juste titre, le député de Bellochasse, de l'honneur de son bataillon, cela ressemble-til à uno lettre qui m'aurait été adrossdo ai je m'étais montré injuste envers le Dôme bataillon, S'il ea eut été ainsi m'aurait:l remercié? Ces lettres étaient ators urès intéressantes et elles sont très utiles aujoard'hui, En voici une portant la dute du 15 avril 1865 :
Partout, on découvrait Ia main amie da mintstre et du département, qui me paraissaient avoir fait l'impossible pour remplir leur part.
H dit encore :
Merci rour ce que vous avez un beau bataillon.
dit en Chambre du 9ème bataillon, J'ai Ce sont des hommes de eœur et je les prends parlà
(Siguc) G. AMYOT.
M. RERGERON: Co sont des hommos de cœur,
Sir ADOLPHE CARON : Co sont des braves, et tous lou braves sont des hommes de cœur, Dans une autre lettro du 9 mai, l'honorable député dit :
Je dois vous dé ‘larer, et vous pouvez le dire en mon
département de la tailice a, toutle temps, fait imé6e, S gué)
M. AMYOT: Je ne change rien à cela,
Sir ADOLPIHE CARON : Plus loin :
Au nord du Jac Supérieur, 1 encore, à chaque pas, on voit les efforts du département pour nous alléger la misère, etc, Du reste, en
Consentant à faire le voyage on savait qu'on n'allait pas aux noces. L'esprit, la santé et le moral des troupes ici, sout excellents, Si je re-
nom, que la l'impo:sible p ur l'ar- U, AMYOUT.
ablo pr'odo cellon propre Vu, jo la éputé dit ui suit à
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tourne au pays, je tâächeral de rendre et de faire rendre juatise à ceux qui, comme vous, font leur possible pour que les volontaires reçoivent le comfort désirablo
L'honorablo député ost aussi on désaccord avoo co qu'il avait coutume de dire dans son journal et ailleurs on atta. quant lo général Middloton, qui commandait les &ronpes, Eh bien, dans cotto même lettro qu'il m'a adrosedo, l'onorablo député dit :
Middleton, qui n'est jamais venu à l'ouest, ne pout rien y connaître, 11 fait bien le possible ot l'impossible, où il est, ot mérite los plus grands
éloges, C'est un vaillant gernl ôt j'ai pleine confiance on lui, mais il ne peut pas tout faire sevl dans vu pays vaste comme celui-ci.
Il dit de plus:
Ouimet et Strange demandent ausai des renforts, Je comprends co que tout cela va coûter, als à tout prix il faut vainore, et valnore une fois pour toutes,
Or, je no puis voir comment il ost possible que l'honorable député, qui est parti À la tôte de son bataillon bion déoidé à vainore, tienne tant aujourd'hui à défondre los gons qui nous ont causé tant d'ambarras ot tant do déponses, ot qui ont mis en danger la vie do nos soldats, Mais, M, l'Orateur, longtemps après quo les troubles eurent cessé, il a plu à Sa Graciouse Majesté mo conférer un titre, et longtemps après lo retour dos troupes, l'honorable député a été l'un des
remiers à m'onvoyer uno dépêche do félicitations—co dont Je lui suis très roconuaissant—dans laquelle il dit: ‘ Mos félicitations los plus cordiales de la dignité à laquelle vous avez été élové et que vous aver si bien méritée."
M. AMYOT: L'honorable ministre aura-til In bonté do donner la dato de cette dépèche ?
Sir ADOLPHE CARON: Le 19 août 1885, J'ai dit quo c'était longtemps après la fin des troubles,
M. AMYOT: Ils ne sont pas encore finis,
Sir ADOLPHE CARON : Les troubles los plus sérioux sont finis, mais jo sais quo les troublos que l'honorable député s'efforce de susciter et qui ne sont pas très sérioux, n9 sont pas finis,
M. AMYOT: Alors pourquoi cela vous trouble:t.il à ce point ? ;
Sir ADOLPHE CARON: L'honorablo député me rappelle, en demandant la date do ce télégramme, qu'il savait très bien que Riel était alors sous le coup d’une sentence de mort, ot copondant il m'a onvoyé co télégramme flattour, ce dont jo lui suis très reconnaissant,
M. AMYOT: Parce que lo Monde disait que Riel ne serait pas pendu.
Sir ADOLPHE CARON : L'honorable député sait que le premier dovoir d'un soldat est de rester calme sous le feu et do ne pas s'exciter,
Eh bien, M, l'Orateur, mes amis de Québec, les principaux hommes de cette ville, se sont réunis pour me présenter une adresse do félicitations lorsque ce titre m'a ét conféré, et l'an des premiers À signor cette adresse était encore l'honorable député, et naturellement il doit l'avoir lu, car je le connais trop bien pour croire qu'il voudrait signer une adresse de ce genre sans so donner la peine de la lire, Dans cette adrosse se trouvait lo paragraphe suivant :
Quelle recvunaissance le pays ne vous doit-il pas pour l'activité et le zèle que vous avez mis dans l'accomplissement de vos devoirs importants pendant ces jours de troubles. Nos soldats, dont l'héroïque courage pendant la récente campagne est maintenant connu partout, savent apprécier à leur juste valeur la promptitude uvec laquelle vous avez agi, votre vigilance et votre sollicitude pour leur bien-être,
Ceci a été signé par l'honorable député. L'honorable député a affirmé en outre que j'ai attaqué les troupes. Ceci m'est plus pinible que tout ce que pu dire l'honorable dépu-
té, et j'en ai été très poiné dans le temps, Car je ne puis, même
aujourd'hui, exprimé la grande anxiété que j'ai éprouvée jour
et nuit lorsque j'ai senti pesersur moi la responsabilité du bien-
être des bataillons en campagne, et je puis me rendre à moi-
même la justice de dire que je crois avoir fait, avec ou sans
succès, le mioux que je pouvais faire, Si quelque choso a ec
pu laisser À désirer cola a déponda de mon manque de oompétence et non de mes intentions, J'ai fait tout 00 que j'ai pu, comme l'honorable député a été obligé do l'admettre, pour assurer À nos troupes la plus grande somme de confort possiblo, ot pour lour épargner toutes les misèros que j'ai pu lour épargner, Mais l'honorable député ost allé à la fron. tièro et il a oxprimé son opinion sur les troupes qui étatont on campagne, Il a donné un avis Jo motion demardant do produire 808 lottros et sos télègrammes, ot vraiment je suis très heureux de pouvoir les produiro, Mais, afin do lui donner un avant-gôüt do quelques-uns de so8 télégrammes Jo désire on lire un on deux. En voici un daté du Uourant- Rapide lo 25 avril 1886,
Canon Arrivé ii sains ot snufs. Trouvé général Laurie parfalt soldat, mouvement on avant des (soupes de Middleton prématuré ; conséquence sers énorme, dépense inutile, joies devraient être employés aux garnisans, ét à la protection des forts et des munitions, Rclaireurs américains, sauvages ot môtis, habitués à manière de combattre des rebelles, devraient livrer los combats et attaquer. Partie do l'effectif de Middleton nxposbe à être magsaorée, Moral des troupes excellent, Uomptes sur le 9ème
C'est co que j'ai fait, Maintenant voici an autro télé. grammo daté do Calgary, lo 14 mai 1885:
J'ajoute et je persiste à dire qne cette guerre devrait être faite par des hommes combattant de la même manière que les rebelles, Les volontaires sont epéeialement adaptés à la protection des forts et des pro visions,
Je no sache pas que les prisonniers aiont été en danger, ot autant que je puis en juger, les volontaires on ont eu bien soin, Mais le télégrammo dit do plus :
Nos volontaires se font massacrer, 600 éclaireurs valent 2,000 volontaires pour des combats de ce genre. Hommes pleins de courape.