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ë CHEMIN DE FER DU PACIFIQUE CANADIEN
Sir CHARLES TUPPER.—M. lOrateur, en pro:
posant que la Chambre se constitue en comité œénéral pour étudier les résolutions qui ont été proposées relativement au chemin de fer du Paciique canadien, je désire faire un exposé général de l'état de cette grande entreprise. Je suis profondément pénétré de l'importanee de la décision à lagquelle la Chambre peut en arriver au sujet des résolutions dont j'ai l'honneur de demander l'adoption. ILy a un an, alors que je remplissais un devoir à peu près semblable, en faisant à la Chambre mon exposé de la position où se trouvait alors le chemin de fer du Pacifique, je me suis hasardé à dire que les plus belles espérances entretenues par les promoteurs de cette grande entreprise dans le parlement, avaient été réalisées, et au delà : que les travaux accomplis par la compagnie du chemin de fer du Facifique étaient sans précédent quant à la vigueur avec laquelle ils avaient été exécutés, et quant an succès qui avaient couronné les efforts consacrés à cette œuvre. Je suis heureux, M. l'Orateur, de pouvoir, aujourd'hui, réitérer cette déclaration et dire que la situation qu'occupe la compagnie sous le rapport des progrès de cette grande entreprise, est encore plus forte, plus grande qu’elle n'était quand j'ai fait cette déclaration il y a un an.
À cette époque, j'ai osé affirmer que si la compagnie du chemin de fer du Pacifique Canadien faisait le même progrès dans l'avenir qu'elle avait fait par le passé, nous avions toute raison de croire que la voie serait ouverte d'un océan à l'autre à la fin de 1886. Je suis heureux de pouvoir dire aujourd’hui que, grâce à la vigueur, à la vigueur non ralentie, à l'énergie croissante, avec laquelle cette entreprise a été poussée, nous pouvons déclarer que si dans Je fatur le progrès égale celui accompli dans le passé, nous pourrons abréger d'à peu près un an la période fixée pour Je parachèvement ; que l'on croit maintenant tout à fait praticable l’idée de compiéter tous les travaux de cette grande entreprise pour la fin de l'année 1885, et d'ouvrir la voie aux voyageurs et au
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trafic dans le printemps de 1886, Je n'ai pas besoin de dire à la Chambre que ceux qui ont suivi les progres de cos travaux, Comme je suis certain que tous les honorables membres de cotte Chambre l'ont fait, comprendront l'immense importance qu'il ; a pout ce pays de réaliser ce qui est pratic able à la date Ja plus : rapprochée possible. Le contrai qui a 6 “ adjugé il y x moins de trois ans—parce qu LU nY a pas tout à fait trois ans que le parlement à ratifié le contrat passé avec la compa gnie du chemin de fer du Pacifique canadien—stipulait que 3 vou veraement devait compléter 428 milles s du chemin depuis Port- Arthur jusqu'à à Ja riviève Rouge, et 2:3 milles depuis Port-Moody jusqu'à Kamloops, soit un ensemble de 641 milles pour le temps fixé pur le contrat pour le parachèvement, qui était juillet 1885 Je suis heureux de pouvoir dire que ce que le œouvernement a entrepris de faire sur les parties du chemin qu'il devait construire, sera entièrement chmpiét 6. Comine je le disais à la Chambre lors de mon dernier discours sur le sujet, afin d'ouvrir la voie au trafic pour le printemps de l’année dermière, il est devenu DE NE de transférer à la c: ouipagnie du chemin de fer du Pac 1fique canadien une portion des LTAVRT ux restant à exécuter sur les entreprises 41 et 42, et il fallait aussi exécuter des travaux en vertu des contrats 13 et 25, le premier comprenant les travaux à partir de Port- pra et d'après lequel il restait beaucoup à faire, à cause dela longue période qui a suivi son parachèvement ; l'‘uvrage à terminer était nécessaire pour mêttre la voie dans Îa condition de le gouvernement s'était engagé à Ja placer pour la livrer à la compagnie du chemin de jer du Pacifique Canadien.
J'ai déclaré à la Chambre qu'on avait l'intention de transiérer ces travaux à la pi La du chemin de fer du Pacilique aliu que le chemin pur être mis en exploitation au moment où progresssient les travaux du parachèvement, et parce que c'était Île seul moyen prtique d'atteindre cet frmportant résultat. Comme vous le savez, M. l’Orateur, d'après le contrat que j'ai déposé sur le bur eau, Ces arrangements ont été exécutés. La compagnie du chemin
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de fer du Pac ifique canadien s'est emparé de tous les travaux qu'il y avait à exécuter nar les entrepreneurs de la section 42, aux prix stipulés dans leur contrat, moins 15 pour 100 sur les travaux que les premiers entrepreneurs avaient entrepris, qu'ils voulaient exécuter, et auxquels, vu que cela diminuait le coût des travaux qui restaient à faire, le gonvernement el la compagnie ont reconnu que les entrepreneurs avaient droit en justice. En conséquence, ces travaux ont été termincs où sont à ge terminer 80 us la drecticn de la compagnie du chemin de fer du Pacifique canadien, aux mêmes canditions et au même coût pour le pays, er vertu des conirats passés avec Îles entrepreneurs de la sestion #2. On a aussi con venu de laisser exécuter la partie de l'ouvrage restant à faire sux les sections 13, 26 et 45, par la compagnie, aux plus basses conditions. AUX prix que des travaux semblables avaient coûté anrés les dispositions de ces contrats. La somme de $286 000 a été payée pour ces travaux exécutés par la compagnie du chemin de fer dn Pac ifique Üanadien, tout à fait eu dehors de son contrat pour e chemin. Je pais dire ici que je n'examine pas du tout cette questa, parce que le contrat passe avec la compagie est précisément fait ‘ans les mêmes conditions que ceux passés avee n'importe ere autres Farticuliers où entrepreneurs, et n'a aUCUR rapport au sujet que nous cons discuter. Je puis dire, à Propos des travaux sur les 218 iilles depuis Port.-Moody jusqu'à Kiraloops, que le progrès a été tout à fait satisfaisant. Comme la UÜhambre le sait bien, les entrepreneurs de ces 213 railles étaient M, Mills et M. Onderdonk, ce dernier intôressé aux denx entrovrises, D'une estimation de plus de $9,000,090 environ pour le coùt des 'avaux sur cette section, on a exécuté déià pour une valeur de plus de $#7,000,000, et, avec le nombre d'hommes à leur service et le progrès qu'ils font, NOUS AVOns ‘oute assurance que les travaux geron!i terminés avant le temps #36 par le contrat : de fait, les lisses seront posées depuis Port-Moody Jasqu’ à Karl: APS, en sep tembre prochain : et avant te CD ps —]e crois que ie pourrais dire beanc onp avant Île
temps—fixé par le contrat, tous les travaux seront parachevés.
Je suis heureux, M. l'Orateur, de pouvoir dire que d’après les autres renseignements que nous avons eus jusqu'à présent, comnre je l'ai déja dit, des tiavaux pour une valeur de plus de $7,000,000 sur une dépense estimée à #9,000,000, ont été complétés, ce qui fait voir que le coût ne dépassera pas l’estimation que j'en a: déjà faite à la Chambre, Ensuite, Ja compagmie était tenue, d'après les conditions stipulées au contrat, de construire 450 rulles dun chemin. depuis Callander jusqu'au Port-Arthur, ainsi qu'nne vois depuis la rivière Rouge jusquà Kamloops, distance qui par le tracé actuel, est d'environ 1,250 railles, ce qui fait ©: tont 1,900 milles au plus près possible, Tes cenvois circulent aujourd'hui sur 1,131 millesebien qu'il n'y ait pas trois ans d'écoulés depuis que le Parlement a ratifié le contrat en vertu daquel les travaux ont été exécutés, Ces faits ont rapport à la voie principale, mais la compagnie a aussi construit 259 milies d'embranchements sur lesquels les trains cireulent, ce qui lait maintenant en exploitation pas moins de 1,370 milles de voie principale ef d'embranchements. On à encore exécuté une quantité considérable de travaux sûr 160 milles de la voie en sus des 1 181 milles, des ‘ravaux d'exécution {très difheile, au nord en outre du lac Savérieur. La compagnie emploie actuellement 9,000 hommes à la construction de la partie de Ja voie qui rèste à être complétée dans cette région ; et, comme je l'ai déjà dit, avec [a matn-d'œuvre et l'outillage qu'elle à à su disposition pour faire les travaux, mous avons raison de croire qu'il est tout à
fait possible de terminer le chewin d'un bout à
l'autre pour la fin de 1885,
Maintenant, M, l'Orateur, je prus dire à propos de la nature des travaux, que Jorsque le Er ta été passé avec la compagnie du chemin de fer du Pacifiq 1e canadien, quelqnes membres de cette Chambre craignaient qu'on n’eût pas pris las MOYENS nécessaires pour qne le gouvernement pût. s'assurer que les travaux seraient exécutés d'une façon aussi parfaite et aussi complète qu'il était désirable, J'ai
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répondu à ces critiques que, comme la compagnie construisait pour elle-même et comme je coût de mise en exploitation de la voie devait, pour tout le temps à venir, dépendre de Ia facon dont les travaux seraient exécutés, nous avions dans ces faits une varantie meillenre que celle que pourrait nous offrir le meilleur type de construction, que les travaux seraient bien exécutés. Je pense, M. l'Orateur que ie n'ai pas besoin de‘dire à cette Chambre que la facon dont la compagnie du chemin de fer du Pacifique canadien an exécuté les travaux est suilisamnent satisfaisonte pour justifier, comme elle a justifié, bation rt l'admiration non-restreintes de tons ceux qui ont visité et examiné ce chemin et qui connaissent quelque chose de la construction des chemins de fer aux Etats-Unis et au Canada, Un grand nombre de personnes ayant pleinement qualité pour juger de lx valeur des travaux de la voie ferrée, l'ont parcourue, et elles n'ont exprimé qu'une opinion : c'est que nou-seniement les travaux mentionnés an contrat ont 6t6 complètement et fidèle. ment exécutés, mais qu'on « dépassé en tout les bpulations du marché, et qu'on ne peut: trouver «ans aucune partie le ce continent. un plus beau passant à travers une contrée semblable.
L'ingénieur en chef de chemin de fer du Pacifique anadien, a visité Les travaux de temps à autre et il affirme, ainsi que M. Sandtord Fleming, ancien ingénieur en chef du chemin d:
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ier du Pacilique canadien, qu'il sersit impossible de trouver des travaux exécutés d’une inanière plus salisfaisante que
celle dont la compagnie du chemin de fer du Paci-
hique canadian a accompli les siens. ° [I est pent- , 1 ” 1 » x , :
être à désirer que je donne une légère idée dn
caractère des travaux à exécuter, Depuis la jonction Sudbtirx jusqu Mic! Lhicotan dit que lo
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01 lo nivellement de Ia plus grande partie étant fait de sable : cette distance eat de 200 milles tt \ °11 1 \ L { 2, 1»:
Sur les 140 milles depuis Michipicoten jusqu'au Pic
Pacglor ni on dit que les travaux sont d'exécution modérément
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rlaise (R! dau: lt sable, At
juelques-uns dans le roc jusqu'en dec de 85 milles de Nepison.
les travaux sont d'exécution excessivement difficile, le nivellemént se fic nt surtout dans ie roc dur; la distance est de 96 milles. (C'est sur ces travaux difficiles que, pour une grande partie, les forces onsidérables dont j'ai perlé se concentrent actuelle. ment. Pour les 35 milles qui restent jusqu'à Nepigon, les trevaux sont d'exécution modérément facile ; le terrassement est à peu de chose près terminé.
Puis, pour ce qui concerne les travaux dans les
montagnes Rocheuses, depuis le sommet de ces montagnes jusqu'an pied, on peut dire que les travaux sont généralement difficiles avec, pour de courtes distances, des endroits où les taVaux sont très diff. iles : distance, 45 milles. Du pied des montagnes Rocheuses au pied du mont Éelkirk, les travaux sont légers, le pays étant plat ; distance, 30 milles. Depuis la versant oriental du Mont Selkirk jusqu à l'entrée de da passe de l'Aïgle, on peut considérer les travaux comme d'exécution relativeinent facile pour des travaux de montagnes, Île terrassement étant en grande partie fait de gravier ; distance, 64 milles. Le reste de la distanc e à partir de l'entrée de la passe de F'Aïgle jusqu'à Kamlocps, 161 milles, nécessite des travaux d’un caractère moyen, les coupes se laisant dans le roc, la glaise et le gravier. Cela fait en tout 780 milles qui restent à être construits au nord du lac Supérieur et partie qui lie l'extrémité de la vole, au sommet des moutagnes Rocheuses, avec les travanx que le gouvernement fait oxécuter à Kamioops.
Le soumet des montagnes Rocheuses est à une élévation de 5,300 pds. et celui du mont Nelkirk, de
316, Je dois dire, M. l'Orateur, que jusqu'à ce moment-ci, la compagnie du chemin de fer du Paei-
lique canadien a fait exécuter ces Fravaux avec une vigueur qui ne s'est Jamais dé méntie ; et elle n'a, pour ce qui concerne l'exécution du contrat intervenu entre elle et Je gouvernement donné aucun sujet de plainte au eh du is0ode d'après lequel elle a LS un il est bien connu de la Chambre qu'en octobre dernier, la compagnie s’est adressée au gouvernement pour faire garantir l'intérèt sur le
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