‹ Discours de Sir Georges Cartier, baronnet [microforme]Chapitre 14 sur 247 · CHEMIN DE FER DU SAINT-LAURENT ET DE L'ATLANTIQUE · texte numérisé non relu

CHEMIN DE FER DU SAINT-LAURENT ET DE L'ATLANTIQUE

M. l'Orateur,

J'ai l'honneur de présenter une pétition de la Compagnie du chemin de fer du Saint-Laurent et de l'Atlantique, demandant de l'aide, Malgré la dureté des temps, la compagnie a réussi à ouvrir au commerce trente millos de voie, de Montréal à Saint-Hyacinthe. Elle a dépensé plus de £183,000, et le montant souscrit excède £250,000. Et ce qui prouve en faveur de sa direction, c’est que jusqu'ici les dépenses sont restées au-dessous des estimations. Le fait est d'autant plus remarquable qu'il se produit rarement en Angleterre et aux Etats-Unis, où les calculs sont pourtant si exacts,

Le plus tôt cette ligne sera terminée, le mieux ce sera, non seule: ment pour les villes de Montréal et de Québec, mais pour les districts de Québec et des Trois-Rivières, et dans l'intérêt également des travaux publics et des canaux, qui ont déjà coûté à la province une somme ronde de £3,000,000. Nos moyens actuels de transport ne suffisent pas au commerce, qui souffre beaucoup de l’accumulation des produits de l'Ouest, soit à Montréal ou à Québec. Tout le monde se rappelle les pertes subies par le commerce canadien en 1848 et 1849. Si les produits qui passèrent l'hiver dans ces deux villes avaient pu atteindre le marché anglais dans le cours de l’hiver, vu de bonne heure au printemps de 1849, nos marchands auraient profité des hauts prix, et le pays n'eût pas subi une perte de plus de £600,000, perte dont il ressent encore les conséquences.

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