‹ Discours de Sir Georges Cartier, baronnet [microforme]Chapitre 15 sur 247 · CHEMIN DU SAINT-LAURENT ET DE L'ATLANTIQUE · texte numérisé non relu

CHEMIN DU SAINT-LAURENT ET DE L'ATLANTIQUE

La compagnie ne sollicite pas de secours pécuniaires. Elle no nous demunde de faire, après avoir dépensé de grosses sommes d'argent, que ce que font presque toutes les législatures des Etats de l'Union-Américaine, Ainsi, par exemple, l'Etat de Massachusetts a toujours aidé aux compagnies de chemin de fer en leur prêtant son crédit ou autrement, T1 y a dans cet Etat plus do huit cents milles de voies ferrées, dont la plus longue no dépasse pas cent dix milles, et le crédit public en a favorisé l'entière construction, Nous pouvons citer “ussi l'Etat le plus populeux et le plus riche, celui de New-York, coupé en tous sens par des canaux ot des chemins, Le chemin de fer de Long-Island, le chemin de fer d'Auburn et Rochester, et plusieurs autres ont eu le bénéfice du crédit de l'Etat, qui protège de la même manière la construction du chemin de fer de New-York et de l’Erié,

Si nos entreprenants voisins sont obligés d'avoir recours au crédit et à l’aide de leurs législatures, pourquoi nous, qui sommes réputés moins entreprenants et moins riches, ne recevrions-nous pas les mêmes secours de notre législature ? I1 n'y a pas de temps à perdre pour l'achèvement du chemin de fer du Saint-Laurent et de l'Atlantique, si nous voulons nous assurer le commerce de l'Ouest. Toutes les villes du littoral de l'Atlantique se le disputent,

Boston ne veut plus se contenter de ses moyens actuels de transport, et achève la construction de son chemin de fer d'Ogdensburg, D'un autre côté, New-York jugeant insuffisant le chemin de l’Hudson, ainsi que les moyens de transport entre Albany et Buffalo, construit la ligne de New-York et de l’Erié, devant avoir son terminus à Dunkirk sur le lac Erié, bien au-delà du canal Welland, dont le trafic ne saurait manquer de diminuer. D'autre part, Philadelphie vise au commerce des lacs en reliant le chemin de fer de Harrisburg et Pittsburg uvec ceux de l'Ohio qui aboutissent à Cleveland. Enfin Baltimore ne reste pas en arrière. Elle atteindra par chemin de fer Wheeling sur la rivière de l'Ohio, et par voie d’eau Pittsburg, pour de là communiquer avec Cleveland par chemin de fer.

En voyant les efforts que fait une population intelligente, nous ne pouvons douter de l'importance du commerce des lacs qu'elle convoite et des profits qu’elle en attend, Or, nous pouvons nous emparer do la plus grande partie de ce commerce en construisant le plus tôt possible le chemin do fer du Saint-Laurent et de l'Atlantique.

SUR LE

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